Mondésir était un joli royaume bleu et boisé. Cerfs, biches et autres hôtes des forêts y circulaient en liberté sans crainte d’être chassés puisque le seigneur des lieux avait interdit toute nuisance à leur encontre. De jolies gloriettes, des hameaux princiers émaillaient les parcs.
L’appartement réservé à Muguet était somptueux. La chambre était spacieuse et joliment meublée. Un lit à baldaquins attirait le regard par la magnificence de ses voilages et de sa literie brodée de fleurs des champs. Une armoire contenait du linge, des robes pour toutes les circonstances, des chapeaux et des accessoires de mode assortis.
Un divan et un fauteuil semblaient prêts pour assurer la réussite de conversations familières voire intimes. Un beau secrétaire pourvu de tous les objets chers à l’écrivain faisait face à la fenêtre afin de garder le contact avec la nature.
Une bibliothèque proposait des ouvrages divers, des contes, des romans, des études florales, des intrigues policières et des récits d’aventure ainsi que des ouvrages historiques.
Une dame de compagnie prépara un bain parfumé dans une pièce réservée aux soins corporels, baigna Muguet, la massa et la revêtit d’une élégante tenue d’intérieur.
Dans un cabinet réservé à la restauration, elle lui présenta le menu du soir : une terrine de légumes, une crème aux pétales de roses et une coupe de fruits. Sirops de mûre, de fraise et d’orgeat parfumaient une eau pétillante au choix.
Cet excellent repas procura à la jeune femme une immense sensation de fraîcheur.
Hubert de la Renaudière vint lui présenter ses hommages du soir, s’assura qu’elle ne manquait de rien et lui conseilla de se mettre au lit après son départ.
Il lui promettait une belle journée de découverte le lendemain et il tenait à ce qu’elle soit au mieux de sa forme car son domaine était vaste.
En quittant la dame de ses pensées, le maître des lieux lui offrit un bijou symbolique, un bracelet dont les pierreries évoquaient la douceur d’une biche, symbole de l’espoir.


