vendredi 24 juillet 2026

Je me suis fait tout petit

 

 

 

«  Je n’avais jamais ôté mon chapeau

Devant personne

Maintenant je rampe et je fais le beau

Quand elle me sonne

Je m’suis fais tout p’tit devant une poupée

Qui ferme les yeux quand on la touche

Je m’suis fait tout p’tit devant une poupée

Qui fait Maman quand on la couche ».

Bercé par la chanson de Georges Brassens, ode à l’amour pour sa compagne Pupchen, Vincent ferma les yeux et plongea dans l’univers féerique de son enfance peuplé par les ours de Boucle d’ Or et les aventures de Petit Ours.

Il progressa dans la forêt et trouva la maison des trois ours. Il ne goûta pas la soupe et ne s’allongea pas sur un lit mais il attendit l’arrivée de Boucle d’ Or, un bouquet de fleurs à la main.

jeudi 23 juillet 2026

Le prince des collines

 

 



Il nous est revenu le petit prince des collines de Candy, l’héroïne de notre jeunesse, sur un air de cornemuse, dans la lande fleurie d’ajoncs et de genêts.

«  L’amour, l’amour, l’amour

Dont on parle toujours

L’amour c’est le printemps craintif

Une lumière attendrie ou souvent une ruine

L’amour, l’amour, c’est le poivre du temps

Une rafale de vent, une feuillée de lune ».

Les dryades rescapées de Brocéliande chantèrent en chœur une romance de Mouloudji, ce qui incita Vincent Niclo, notre prince des collines, à entonner ce chant d’amour, sous la lune s’effeuillant en roses d’or que les fervents supporters agrafaient à leur chemise ou à leur caraco.

Des tsiganes dansèrent, annonçant la venue définitive du Prince de l’Amour, Vincent Niclo, dans un éclat celtique de bagad triomphant.

Véra belle princesse

 

 

 


«  Véra, belle princesse

Fleur de noblesse

Au pur sang bleu

Au gentilhomme austère

Elle préfère

Le pauvre gueux

Au cœur de cette femme

Une sublime flamme

A fait jaillir la limpide clarté

D’un amour vrai dans sa simplicité

Puisqu’il donnait sa vie

Pour sa Véra jolie

Elle voulut suivre dans le trépas

Le pauvre batelier de la Volga ».

Vêtu d’une houppelande bordée d’hermine, Vincent Niclo, ténor des steppes et de la toundra, partit dans le pays des rennes en troïka  attelée de chevaux blancs.

Il longea la Volga, cherchant la trace du batelier amoureux.

L’ombre des amants flotta sur le fleuve, projetant Vincent dans un champ où vivaient et mouraient des fleurs de glace.

Les bateliers de la Volga, chanson entonnée avec force par les Chœurs de l’Armée Rouge ,firent entendre leur flamme patriotique.

Les chanteurs entourèrent Vincent, l’emmenant jusqu’au palais des tsars où il se coucha sur une fourrure d’ocelot. La princesse était à ses côtés, jouant avec son sautoir de perles.

Les chanteurs emportèrent le ténor qui s’éveilla, des rêves plein la tête et une chanson merveilleuse sur les lèvres.