mardi 2 juin 2026

La chanson oubliée

 

 



Une partition a volé jusqu’aux nuages et Johnny l’a reçue en plein cœur.

C’était un hymne à l’amour, plus fort encore que celui d’Edith Piaf.

Un ange musicien lui apporta sa guitare et Johnny chanta.

C’était une merveilleuse chanson. Tous les anges accoururent à tire d’ailes pour l’entendre.

Johnny reçut une ovation et il gagna l’autorisation d’apparaître sur scène près de l’étang chimérique où ses fans avaient coutume de l’attendre.

Il fut précédé par un vol d’oies sauvages qui s’installèrent dans les buissons.

Ces oiseaux célestes chers à Selma Lagerlöf battirent des ailes pour rythmer sa chanson et cet accompagnement original apporta une touche poétique et féerique au concert.

Ensuite, Johnny regagna sa demeure des nuages, escorté par les oies sauvages.

Nous, ses fans, nous avons célébré une fois encore l’apparition de notre chanteur de charme ,  rocker et amant de la nuit.

lundi 1 juin 2026

Il suffit de passer le pont

 

 

 


«  Il suffit de passer le pont

C’est tout de suite l’aventure

Laisse-moi tenir ton jupon

J’t’amène visiter la nature

Il suffit de trois petits bonds

C’est tout de suite la tarentelle

Laisse-moi tenir ton jupon

J’saurai ménager tes dentelles ».

Guilleret, Vincent partit sur les chemins pour trouver le pont de l’amour et du bonheur.

Il revêtit un costume traditionnel écossais, un kilt, une chemise et un gilet. Grâce à sa cornemuse, il lança un appel à la ronde et fut bientôt rejoint par des partisans de la danse et de l’ode à la liberté.

Un vent de passion souffla sur la plaine et de jeunes femmes se profilèrent de l’autre côté du pont comme une onde d’espérance.

  

 

La duchesse de porcelaine

 

 


Dans un pays nordique où le blanc et le bleu était de mise, une duchesse Anastasia de Wallonie,  fut surnommée la duchesse de porcelaine tant son teint nacré rappelait la douceur du kaolin.

Souvent vêtue de bleu, elle parcourait son domaine sous le regard admiratif des passants.

Un jour, au bord d’un lac, elle vit apparaître une vouivre qui tenta de l’emmener au fond des eaux en dardant sur elle ses yeux émeraude flamboyants.

L’un de ses admirateurs, Jean des Merveilles, ainsi nommé pour son art de conter les légendes, plongea sa dague dans le cœur de la vouivre qui ne laissa de sa malfaisance qu’une dépouille impressionnante.

«  Je vous en ferai faire des escarpins de bal pour que votre étoile brille d’un nouvel éclat » dit Jean. Il s’inclina devant sa souveraine et disparut discrètement après lui avoir recommandé de ne pas toucher à la dépouille.

«  Cet être est si malfaisant qu’il peut renaître de ses cendres. Je ferai passer la dépouille à la flamme avant de l’emprisonner dans un bloc de cristal. Le tanneur pourra l’utiliser au bout de quelques mois » précisa-t-il.

Rêveuse devant la dépouille  du dragon lacustre, la duchesse reprit sa promenade mais l’abrégea pour éviter une autre rencontre dangereuse.