vendredi 4 avril 2025

La barque des amours

 

 

 


Dans la barque des amours, la barque du rêve, Vincent Niclo pagaie avec soin, prenant garde à ne pas briser les lotus, ses fleurs-symboles.

Les lotus roses voguent au gré du vent et rappellent au chanteur une romance du répertoire lyrique C’était un rêve.

Un papillon, un morpho bleu se pose sur l’épaule du ténor et lui inspire instantanément l’interprétation de Butterfly de Danyel Gérard, l’homme-orchestre fabuleux.

«  Tu me dis loin des yeux loin du cœur

Tu me dis qu’on oublie le meilleur

Malgré les horizons

Je sais qu’elle m’aime encore

Cette fille que j’avais surnommée

Butterfly, ma Butterfly

Dans un mois je reviendrai

Butterfly, ma Butterfly

Près de toi je resterai ».

En posant le pied sur le rivage, Vincent, le morpho bleu toujours posé sur son épaule, esquissa un pas de danse et un écho musical lui répondit.

L’avatar de Marie Laforêt aux yeux émeraude lui apparut dans un halo céleste,  chantant Les vendanges de l’amour, cadeau de Danyel Gérard.

Un accompagnement à l’harmonica incita le couple à chanter en duo et les lotus de cristal murmurèrent des mots d’amour au rythme de l’éternelle sagesse unie à la passion.

La barque des amours, la barque du rêve s’en est allée mais gageons qu’un jour, elle nous revienne, fleurie et animée par les papillons bleus du chant.

Rose de soie

 



La douceur de ta peau fait de toi ma rose de soie, mon aimée et je me love dans tes bras en fermant les yeux.

Douce aimée, Je te chéris et je songe qu’il n’est nul besoin d’emprunter un tapis volant pour survoler les terres de l’amour et je préfère à tous les voyages le ciel de lit de notre chambre où j’enferme ta beauté pour mieux la délivrer et lui offrir le bouquet sublime de la passion que j’entretiens en cultivant les catleyas et les dahlias de la passion.

Mon épouse bien aimée, j’emporterai dans mon dernier voyage la douceur de tout ton être et je te donnerai la clef de la liberté et de la volupté des champs de blé de mon enfance.

Ma rose de soie, je t’aime et je te rends l’éclat de ta jeunesse abolie par le temps des cerises et des églantines des bois.

Borsalino Song

 



Venue de Marseille, porte antique de l’Orient, la musique jazze de Claude Bolling a donné à Johnny l’envie de porter son Borsalino et d’utiliser son atout charme, le sourire.

Marchant nonchalamment le long de la Canebière, Johnny fut bientôt encerclé par des admiratrices.

Après l’avoir pris pour Alain Delon, elles reconnurent l’idole des jeunes et supplièrent leur amour de jeunesse de chanter pour elles.

Exauçant leurs vœux, Johnny interpréta Méditerranée pour honorer la cité phocéenne.

Afin de prolonger le rêve, il enchaîna avec les succès de ses jeunes années puis innova avec l’interprétation d’une chanson que son père affectionnait :

«  Mon paternel qui n’avait pas les pieds plats

M’a appris le shimmy, les claquettes et cætera

Et m’a dit «  Pour gagner ta pitance

La danse

Y a qu’ça ».

L’enfant de la balle lui convenait à merveille, le ramenant à son enfance où la danse et le chant étaient son apanage.

Ravies d’avoir entendu cette ballade ancienne rajeunie par le timbre de Johnny, les fans s’en allèrent en dansant tandis que le rocker de charme soulevait son Borsalino pour les saluer.