mercredi 25 février 2026

La complainte des lilas

 


«  Printemps, printemps c’est toi

Qu’on guette dans les bois

Où les amants heureux

Vont s’en aller par deux

C’est toi qui feras se pâmer tendrement

Celle que j’aime éperdument

Printemps, j’attends pour la tenir dans mes bras

La complainte des lilas ».

En écho à ce désir d’aimer, la fée Lilas apparut à Vincent dans une robe parfumée et lui ouvrit ses beaux bras blancs.

Entraîné dans la danse, Vincent valsa jusqu’aux abords d’un petit bois où les oiseaux s’en donnaient à cœur joie.

La fée s’éclipsa et Vincent donna un concert au monde des arbres.

«  Quand refleuriront les lilas blancs

On écoutera tous les serments

Car l’amour en fête

Tournera les têtes

Quand refleuriront les lilas blancs ».

Un bal de fleurs s’improvisa et une nymphe en robe d’aubépines se lova tendrement dans les bras de Vincent qui donna le point final à son aubade :

« Le doux parfum des fleurs

Embaumera nos cœurs

Et nous serons ravis par la chanson des nids

Un brin de lilas rappelant ce beau jour

Sera notre gage d’amour ».

Vincent quitta la nymphe et le bois enchanteur une chanson aux lèvres

«  Quand je vais chez la fleuriste, je n’achète que du lilas » puis il courut chez la fleuriste pour qu’elle compose de jolis bouquets où la fleur du printemps ennoblirait l’amour du jour.

mardi 24 février 2026

Murmure parisien

 


«  Sous le ciel de Paris

S’envole une chanson, hmm-hmm

Elle est née d’aujourd’hui

Dans le cœur d’un garçon ».

Paris au cœur, Vincent partit d’un pas léger à la recherche du bonheur.

Jacinthes, violettes, mimosa et perce-neige fleurirent sous ses mocassins de danseur.

« Sous le ciel de Paris

Marchent les amoureux, hmm-hmm

Leur bonheur se construit

Sur un air fait pour eux ».

Enivrés par le chant qui flottait comme un ruban d’amour, les oiseaux accompagnèrent le ténor de leurs trilles mélodieux.

«  Sous le ciel de Paris

Les oiseaux du Bon Dieu hmm-hmm

Viennent du monde entier

Pour bavarder entre eux ».

L’avatar de Céline Dion s’inscrivit dans le ciel, donnant à la Tour Eiffel son étoile immortelle.

Décrochant la lune, Vincent l’offrit à Céline qui la fit voler comme la sphère céleste des Jeux Olympiques de Paris et les deux chanteurs entonnèrent L’ Hymne à l’Amour.

Le violon bleu des amants

 


«  Dans la nuit qui s’achève

Mon cœur est plein de toi

La musique est un rêve

Qui vibre sous tes doigts

Sur tes doigts la caresse

Rend mon désir si fort

Qu’il va jusqu’à l’ivresse »

Enivré par les paroles de cette chanson d’amour au son bleu du violon de Chagall, Vincent s’éveilla et parcourut les rues à la recherche de l’éternel printemps.

Il alla de fleur en fleur, de rêve en rêve et les amours d’un jour jaillirent dans la douce clarté de l’ Aurore.

Ses doigts de rose offrirent au ténor des silhouettes féeriques et des parfums d’orient.

Alors Vincent chanta jusqu’au soleil couchant et l’amour régna sur la capitale, rompant avec la triste solitude des cœurs et la révolte.

«  Mon cœur est un violon

Sur lequel ton archet joue ».

Ce cri d’amour jaillit des lèvres du ténor pour nous atteindre en rêve passion.