mercredi 27 mai 2026

Accordéon


«  Dieu que la vie est cruelle

Au musicien des ruelles

Son copain, son compagnon

C’est l’accordéon ».

Désireux de rendre ses lettres de noblesse au piano du pauvre, Vincent organisa un tour de chant où les plus belles mélodies étaient embellies par l’instrument légendaire.

Avec une pensée émue pour Vitalis et Rémi ses compagnons d’ enfance lors des diffusions des épisodes de Sans Famille, Vincent entonna La Foule.

Voulant terminer sur une note gaie, il chanta Sous le ciel de Paris

«  Près de Notre-Dame

Parfois comme un drame

Oui mais à Paname

Tout peut s’arranger

Quelques rayons du ciel d’été

L’accordéon d’un marinier

L’espoir fleurit

Au ciel de Paris ».

Sous l’arc-en-ciel du rêve, Vincent acheva son concert, son accordéoniste à ses côtés.

Et pendant ce temps-là

 

 



Le monde était devenu un brasier. Les héros de l’ Iliade, de Roncevaux avec leurs braves et leur traître, de la Table Ronde et sa recherche du Graal renaissaient sous nos yeux ébahis, s’échappant des pages où ils étaient prisonniers.

Or, pendant ce temps-là, celui qui croyait être le roi du monde jouait au golf dans son havre ruisselant d’or.

Il revendiquait son appartenance à Dieu en dépit des sermons émanant du Vatican par la voix d’un pape né dans son pays.

C’est alors que surgit celui dont on se moquait pour sa profession relevant du show-biz. Il montra une telle détermination face à un prédateur, défendant sa patrie avec tant d’opiniâtreté  que chacun portant la bannière de la liberté et de l’honneur emprunta son chemin.

Chez nous il existe un émule du prince Poucet, ses racines plongeant dans Odessa, port célèbre pour être la porte du grenier à blé de l’ Europe, cité dans l’ Antiquité et repris par Balzac dans Le Père Goriot.

Cet homme, je n’ai pas besoin de le nommer, vous l’avez reconnu !

La mélodie du vent

 



Ma sœur, mon rêve, ma douce-aimée, entends-tu la romance du vent ?

Il te demande de renoncer aux tons gris et de te vêtir d’un rose ardent pour renaître au jour.

Las, ma mie, mon amie de cœur, telle la rose du petit prince déracinée et jetée aux quatre vents, j’erre comme une âme en peine et il m’est difficile de vivre dans un univers où mon époux, fauché par l’ Ankou, n’est plus à mes côtés pour m’aider à affronter les tourbillons du temps.

Résiste aux vents mauvais, pour lui car il n’aimerait pas te voir ainsi recroquevillée dans ta robe couleur de misère. Ouvre les fenêtres et laisse le vent t’envelopper de sa douce mélopée !

Le vent se tut et l’amante éperdue retrouva l’amour de vivre l’espace d’un instant !