jeudi 11 juin 2026

Au pays des merveilles de Juliette

 

 



«  Vous marchiez Juliette au bord de l’eau

Vos quatre ailes rouges sur le dos

Vous chantiez Alice de Lewis Caroll

Sur une bande magnétique un peu folle ».

Vincent prit le bras de la Juliette des rêves, celle de Roméo et celle d’ Yves Simon réunies dans une chanson poétique où les mères n’étaient pas oubliées.

«  Maman on va cueillir des pâquerettes

Au pays des merveilles de Juliet »

Dans le pays de Juliette, on marche sur l’herbe des prairies fleuries de boutons d’or, de pâquerettes et de jacinthes. Des coccinelles nous promettent le bonheur.

Vincent et sa Juliette de rêve courent comme des enfants après les papillons et s’embrassent à chaque halte avant de reprendre leur route vers un paradis couleur pomme d’amour.

Les perles du dragon

 

 


Dans le berceau marin protégé par des dragons bleus deux perles d’amour ont grandi au gré des vagues et Johnny n’a eu qu’à plonger pour les ramener serrées contre son torse capitonné d’azur pour les offrir à sa dame, embellies par la dentelle et le satin.

Jade et Joy sont devenues les enfants chéries d’un père frustré des joies de l’enfance, lors de ses premiers pas artistiques, errant de scène en scène, d’une comédie musicale à l’autre.

Jade et Joy aux yeux d’Asie ont régné sur le cœur de leur père, perles ou pépites d’amour.

Johnny s’est délesté de son armure de guerrier, il a troqué son regard de fauve contre celui d’un ange et il s’est assis tout simplement sur le sable doré auprès de ses petites sirènes qui l’ont emmené vers le large, en riant de toutes leurs dents de nacre.

Mais l’un des dragons a fouetté l’océan de sa lourde queue d’écaille pour reprendre les bébés nés de l’écume des vagues et Johnny a livré son dernier combat pour que Jade et Joy conservent le nid douillet d’une mère pleine de gratitude envers son homme, celui qui a vaincu un instant les dragons de la mer qui veillent jalousement sur les perles éternelles de l’amour.

Le dragon d'or

 



Une nuit de lune rousse, un dragon d’or déplia ses anneaux et s’enroula autour de la silhouette de Johnny en douceur et en plénitude.

Johnny fit un collier du dragon ailé et s’en para pour apparaître sur scène nimbé d’amour et de glorieuse splendeur.

Les grands airs de sa jeunesse Souvenirs , Souvenirs , Le Pénitencier , Noir c’est noir se déroulèrent comme des langues de feu et envoyèrent au public médusé de minuscules boules dorées qu’il reçut comme les sacrements d’un nouveau rituel destiné à pérenniser l’image d’une idole qui ne s’effacerait jamais des mémoires.

Des enfants portèrent des costumes serpentins et lancèrent des confettis et des rubans colorés.

Dragées, fruits déguisés et gâteaux de semoule furent de la partie et le spectacle de Johnny se termina en un gigantesque pique-nique où chacun trouva son bonheur.

Le dragon déroula à nouveau ses anneaux et emporta le chanteur magique dans son repaire céleste d’où il s’échappera prochainement pour notre grand bonheur.