« Printemps, printemps c’est toi
Qu’on guette dans les bois
Où les amants heureux
Vont s’en aller par deux
C’est toi qui feras se pâmer tendrement
Celle que j’aime éperdument
Printemps, j’attends pour la tenir dans mes bras
La complainte des lilas ».
En écho à ce désir d’aimer, la fée Lilas apparut à Vincent dans une robe parfumée et lui ouvrit ses beaux bras blancs.
Entraîné dans la danse, Vincent valsa jusqu’aux abords d’un petit bois où les oiseaux s’en donnaient à cœur joie.
La fée s’éclipsa et Vincent donna un concert au monde des arbres.
« Quand refleuriront les lilas blancs
On écoutera tous les serments
Car l’amour en fête
Tournera les têtes
Quand refleuriront les lilas blancs ».
Un bal de fleurs s’improvisa et une nymphe en robe d’aubépines se lova tendrement dans les bras de Vincent qui donna le point final à son aubade :
« Le doux parfum des fleurs
Embaumera nos cœurs
Et nous serons ravis par la chanson des nids
Un brin de lilas rappelant ce beau jour
Sera notre gage d’amour ».
Vincent quitta la nymphe et le bois enchanteur une chanson aux lèvres
« Quand je vais chez la fleuriste, je n’achète que du lilas » puis il courut chez la fleuriste pour qu’elle compose de jolis bouquets où la fleur du printemps ennoblirait l’amour du jour.


