samedi 10 octobre 2026

La princesse des merveilles

 

 

Née d’une rose pourpre, la princesse des Merveilles attendait la venue de son prince.
Il aurait l’océan au fond des yeux, le jasmin sur son beau corps musclé et une rose sur les lèvres de pourpre qui s’uniraient aux siennes.
Mais seul le vent et les orages frappèrent à sa porte et la princesse s’endormit en espérant dormir mille ans.
Apparemment elle fut exaucée car elle se retrouva juchée sur des talons hauts sur le bitume.
Des hommes au visage de loup l’environnaient et lui tenaient des propos vulgaires et osés.
Mais il arriva enfin celui qu’elle n’attendait plus. Il n’était pas exactement comme dans ses rêves mais il la sauva de ces fauves en lui ouvrant la portière de son cabriolet.
Ses cheveux fins volaient sur sa nuque nacrée.
Ils arrivèrent dans une maison de bois et de verre dans un environnement fleuri.
Les roses de sa naissance ornaient les allées du jardin.
La princesse des Merveilles sut qu’elle était arrivée à bon port.
Son hôte la conduisit dans une pièce lumineuse et lui servit une agréable collation à base de gâteaux de semoule, de riz et de crèmes gelées. Des boissons pétillantes aromatisées aux fleurs circulèrent pour apporter une touche florale supplémentaire.
Le jeune homme se présenta. Prénommé Cyril, il était de petite noblesse mais préférait son titre de chercheur en sciences appliquées.
La princesse des Merveilles requit l’honneur d’être son élève et c’est ainsi que commença leur romance d’amour sous le signe de la rose pourpre des Sultans.

La mélodie du vent

 

 

 


Ma sœur, mon rêve, ma douce-aimée, entends-tu la romance du vent ?

Il te demande de renoncer aux tons gris et de te vêtir d’un rose ardent pour renaître au jour.

Las, ma mie, mon amie de cœur, telle la rose du petit prince déracinée et jetée aux quatre vents, j’erre comme une âme en peine et il m’est difficile de vivre dans un univers où mon époux, fauché par l’ Ankou, n’est plus à mes côtés pour m’aider à affronter les tourbillons du temps.

Résiste aux vents mauvais, pour lui car il n’aimerait pas te voir ainsi recroquevillée dans ta robe couleur de misère. Ouvre les fenêtres et laisse le vent t’envelopper de sa douce mélopée !

Le vent se tut et l’amante éperdue retrouva l’amour de vivre l’espace d’un instant !

Léonidas

 

 

 


Léonidas c’est le prénom que ma mère a choisi pour moi, à ma naissance.

C’est une farouche partisane des valeurs hellénistiques alors je  lui pardonne volontiers ce choix fantasque.

Les copains, au lycée, m’appellent Léo mais au fond de moi-même je me sens profondément Léonidas.

Léonidas aux Thermopyles mourant avec ses guerriers pour empêcher les Perses de s’emparer de son pays, quel symbole !

C’est donc tout naturellement que j’affronte les boucliers de la police sans agressivité de ma part je le précise afin d’exprimer le mal-être de ma génération sacrifiée sur les autels financiers, le fameux Veau d’ Or de la Bible !