« Moi je n’étais rien
Et voilà qu’aujourd’hui
Je suis le gardien
Du sommeil de ses nuits
Je l’aime à mourir »
Rêvant à l’amour fou qui emporte tout sur son passage, semant des cerceaux de roses d’orient, Vincent marcha au hasard dans les rues de Paris.
Une princesse de la nuit surgit, dansant au son d’un violon inspiré par Chagall et le monde nocturne révéla sa présence comme dans un film de Woody Allen.
Toutes les figures qui avaient hanté les bars parisiens, Ernest Hemingway, Paul Verlaine et Edgar Degas offrirent un aspect de leur talent.
Degas peignit Vincent sous les traits d’un danseur du Moulin Rouge, Paul Verlaine écrivit une ode à sa beauté et Ernest Hemingway commença une nouvelle où une chanteuse de Fado s’ingéniait à ensorceler le ténor à la voix d’or.
L’aube chassa ce monde onirique et Vincent, les yeux clos, savoura la rosée du matin.


