dimanche 26 juillet 2026

Le retour des chevaliers errants

 

 



On les croyait perdus dans les oubliettes des châteaux médiévaux, les chevaliers errants à la bannière noire, sans devise ni blason, au sabre émoussé à force de pourfendre à tout vat, n’épargnant ni la veuve ni l’orphelin et il ne se trouva, pour les combattre, que de frêles jeunes filles, déterminées et combatives.

Mahaut prit la tête d’une petite troupe solidement armée et cuirassée.  Blanchefleur, son porte oriflamme , brandissait leur étendard aux trois lys blancs sur fond bleu d’orient.

Au terme d’une longue chevauchée, elles finirent par apercevoir quelques malandrins qui venaient de faire ripaille, sous la menace, dans un riche domaine. L’effet de surprise et la torpeur de leurs adversaires aidant, les dames vainquirent aisément ces dévoyés sans foi ni loi.

Mahaut les enchaîna et les remit au juge d’une ville cossue qui les fit mettre au cachot, dans l’attente de leur procès.

D’un commun accord, les guerrières résolurent de rentrer au château de la Lune Rouge, leur fief, pour se ressourcer avant de repartir au combat.

Le repas fut sobre car Mahaut souhaitait reprendre l’entraînement au petit matin.

vendredi 24 juillet 2026

Je me suis fait tout petit

 

 

 

«  Je n’avais jamais ôté mon chapeau

Devant personne

Maintenant je rampe et je fais le beau

Quand elle me sonne

Je m’suis fais tout p’tit devant une poupée

Qui ferme les yeux quand on la touche

Je m’suis fait tout p’tit devant une poupée

Qui fait Maman quand on la couche ».

Bercé par la chanson de Georges Brassens, ode à l’amour pour sa compagne Pupchen, Vincent ferma les yeux et plongea dans l’univers féerique de son enfance peuplé par les ours de Boucle d’ Or et les aventures de Petit Ours.

Il progressa dans la forêt et trouva la maison des trois ours. Il ne goûta pas la soupe et ne s’allongea pas sur un lit mais il attendit l’arrivée de Boucle d’ Or, un bouquet de fleurs à la main.

jeudi 23 juillet 2026

Le prince des collines

 

 



Il nous est revenu le petit prince des collines de Candy, l’héroïne de notre jeunesse, sur un air de cornemuse, dans la lande fleurie d’ajoncs et de genêts.

«  L’amour, l’amour, l’amour

Dont on parle toujours

L’amour c’est le printemps craintif

Une lumière attendrie ou souvent une ruine

L’amour, l’amour, c’est le poivre du temps

Une rafale de vent, une feuillée de lune ».

Les dryades rescapées de Brocéliande chantèrent en chœur une romance de Mouloudji, ce qui incita Vincent Niclo, notre prince des collines, à entonner ce chant d’amour, sous la lune s’effeuillant en roses d’or que les fervents supporters agrafaient à leur chemise ou à leur caraco.

Des tsiganes dansèrent, annonçant la venue définitive du Prince de l’Amour, Vincent Niclo, dans un éclat celtique de bagad triomphant.