dimanche 15 mars 2026

La rose de Colomba

 


Un soir, Vincent reçut une rose léguée par une tourterelle. Sur la tige de la fleur un parchemin était noué.

Le ténor découvrit les paroles d’une chanson oubliée qu’il décida de mettre à son répertoire tant elle était porteuse de cet amour aussi désirable que rare.

«  Besame, besame mucho

Si je reviens, mon amour, le bonheur de chanter

Besame mucho

Et ma chanson n’aura plus qu’un seul mot, aimer ».

Le parchemin était signé Colomba et Vincent en fit sa muse Ajaccienne

«  ô Corse, île d’amour » et il inscrivit l’île de beauté sur la programmation de sa remontada en amour.

Farandoles enchantées

 



Dans un royaume habité par des fées et des enchanteurs, l’état d’urgence fut décrété : le bruit courait que la vie s’était arrêtée chez les humains, qu’un véritable goutte à goutte était mis en place par de nombreux dirigeants, soucieux de contenir le désespoir de personnes quasi condamnées à plus ou moins brève échéance.

Une farandole d’amour se créa, conduite par la fée Espérance, celle que chantait Charles Péguy et de nouvelles Jeanne d’Arc naquirent dans tous les royaumes, prêtes à de folles chevauchées pour bouter un ennemi masqué.

Lucia, aux mains de rose, parcourut de nombreuses lieues, créant çà et là un véritable enthousiasme.

Ses paroles apaisantes et fermes se répandaient comme une source enchantée.

S’il vous arrive de la croiser, écoutez son discours, il est fier et beau et reprend les canons de l’humanisme qui est le seul à pouvoir nous sauver !

samedi 14 mars 2026

L'auberge des mimosas


Elle avait fière allure l’auberge des mimosas lorsque les arbres qui l’entouraient croulaient sous leurs grappes d’or ! Elle resplendissait , incitant les voyageurs à s’y arrêter pour un séjour de rêve.

Les repas servis portaient la note fleurie de ce havre de paix parfumé au milieu des chants d’oiseaux.

Le mimosa était omniprésent sous toutes ses formes, en grappes, en gelée, en extrait liquide pour offrir une coloration orientale à la plus humble salade.

Œufs mimosas et roulés de mimosa obtenaient un succès mérité et chaque voyageur exprimait sa satisfaction sur le livre d’or de la maison.

Attiré par la renommée de l’auberge, un poète en mal d’inspiration s’y installa et il s’y sentit si bien que les mots jaillirent de sa plume comme une source intarissable.

La princesse Mimosa dans sa robe couleur soleil étincelait dans ses écrits et courait d’un pas léger au bord des torrents d’où jaillissaient des bulles d’or.

Le prince Fouad, ensorcelé par sa beauté, écrivit un recueil de poèmes à sa gloire qu’il déposa ensuite à ses pieds tandis qu’elle sommeillait sur une roche plate au soleil.

La princesse Mimosa feuilleta ce roman d’amour et rêva de son auteur, le parant de toutes les vertus.

Enchanté par la rencontre de ses personnages, le poète quitta son écritoire et reprit sa route, rêvant de rencontrer à son tour une princesse Mimosa qui lui ferait battre le cœur.