dimanche 1 février 2026

L'île d' écume

 


Dans une île où l’écume valsait au rythme des chansons de son prince aux cheveux d’or, un oiseau bleu s’empara d’une partition qui devint l’hymne de l’amour.

«  Sublime & Silence

Autour de moi tu danses

Et moi j’oublie

C’est à toi que je pense ».

Julien enlaça la femme-fleur de sa vie et tous deux dansèrent, nimbés de tendresse et de perles de pluie.

Des chevaux camarguais galopaient vers la mer tandis qu’une noria de jeunes gens s’apprêtait à écouter un pianiste-compositeur égrenant les agates de son cœur vibrant d’amour et de poésie.

L’amant sublime se joignit aux amis venus le célébrer ; ensemble, ils esquissèrent un pas harmonieux visant à immortaliser l’éternelle amitié de ceux qui ont le cœur pur.

Puis Julien rejoignit sa compagne et ils se retirèrent dans un mas provençal pour se nourrir de leur passion éclose dans l’île d’écume.

Bébé Sirène

 

 


Il était une fois un bébé sirène qui enchantait la grotte marine de Pierrot le poulpe. Il avait trouvé cette adorable petite fille dotée d'une jolie queue en écailles blondes et bleues près d'un buisson d'orties de mer et il s'en était fallu d'un cheveu pour qu'elle ne soit pas avalée par un bébé requin qui patrouillait à la recherche d'un repas vitaminé.

Pierrot l'avait enroulée dans une de ses tentacules puis l'avait emmenée dans sa grotte, devenant ainsi son protecteur et ami. Bébé avait besoin d'un nom. Pierrot lui donna celui de Mélusine, une ancêtre qui ornait les châteaux, notamment celui de Lusignan.

Un prince l'avait épousée sous sa forme humaine mais les nuits de pleine lune, elle se transformait en sirène.

Le poulpe espérait que bébé Mélusine aurait une belle vie et pour cela, il fallait qu'elle échappe au milieu marin où chacun jouait sa vie à chaque instant.

Grâce à l'amour et aux bons soins de Pierrot, bébé Mélusine devint une belle jeune fille qui échoua un jour sur une plage avec de jolies jambes fuselées, prête à rencontrer un prince et se marier pour avoir de beaux enfants aux yeux couleur de mer.

Barcarolle

 

 


« Belle nuit, ô nuit d’amour
Souris à nos ivresses
Nuit plus douce que le jour
ô, belle nuit d’amour »
Une jolie vestale surgit dans la nuit et à l’aide d’un attelage féerique conduisit Vincent Niclo à Chambord tandis que la barcarolle d’Offenbach égrenait ses notes mélodieuses.
Le château était illuminé aux chandelles et lorsque Vincent pénétra dans la salle de bal où la volte et le menuet mettaient les jambes des danseurs à dure épreuve, il vit son reflet dans un miroir : vêtu selon la mode en vigueur à la Renaissance, il avait fière allure, rivalisant d’élégance avec le duc de Nemours ou le duc d’Amboise.
Certes il n’avait pas la haute taille du roi François 1 er à qui l’on doit l’adage « Souvent femme varie, bien fol qui s’y fie » mais son allure quasi princière lui valut des regards appuyés de maintes beautés.
Mais c’est la vestale Flavie qu’il choisit pour être sa cavalière.
Après une volte musclée, ils s’adonnèrent au menuet qui permettait à chacun de faire valoir ses atouts de charme.
« Le temps fuit et sans retour
Emporte nos tendresses
Loin de cet heureux séjour
Le temps fuit sans retour »
Vincent chanta cette strophe avec délicatesse et obtint une salve d’applaudissements.
Le Roi le fit chevalier d’amour et lorsque le bal fut terminé, il y eut un feu d’artifice où les cœurs lumineux abondaient.
Flavie prit la main du chanteur et l’emmena vers le carrosse féerique qui le ramena chez lui, des étoiles dans le cœur.