samedi 9 mai 2026

Un bouquet d'ancolies

 


«  C’était à la fin Mai quand rougit l’ancolie » , ce vers de Louis Aragon ne m’a plus quittée et pour conjurer le destin, j’ai entretenu un carré de ces fleurs d’amour fou dans mon jardin.

«  La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé » disait Gérard de Nerval dans son poème testamentaire El Desdichado.

Cette fleur, on le devine, ne peut être qu’une ancolie car si elle est le symbole de l’amour pur elle est aussi celui de la folie, ce mal de l’âme qui frappa le poète jusqu’à la mort.

J’ai retrouvé un bouquet d’ancolies dans le dernier roman de Fred Vargas Une unique lueur.

Un criminel ô combien dérangé dépose un bouquet d’ancolies près du corps de ses victimes, des jeunes femmes à l’exceptionnelle beauté, placées avec soin dans des rues évoquant le Prince Noir.

Que signifie ce bouquet ? Est-il la clef de l’énigme qui permettra de démasquer le meurtrier ?

Je progresse dans la lecture du roman, suivant les pas du commissaire Adamsberg dans un dédale frénétique d’errements et de minces indices !

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