vendredi 4 septembre 2020

Rêves de l'au-delà des mers

 



Des airs oubliés venus des rives du fleuve Mississipi nous entraînent vers les rivages des souvenirs de notre jeunesse, pleine d’espoir et d’amour de l’aventure qui nous conduisait vers une Amérique mythique, aujourd’hui disparue !

Johnny était et reste encore le symbole vivant de cet amour d’une aventure fraternelle liée à l’abolition de l’esclavage et du renouvellement musical qui prit sa source dans les Negro Spirituals et connut un retentissement mondial, des caves de Saint-Germain des Prés aux fêtes de villages pour la France et d’une adulation des peuples occidentaux et africains qui connurent enfin la gloire magnifiée de leurs souffrances.

La Revue Nègre fit connaître Joséphine Baker et autres talents qui révolutionnèrent le monde musical jusque-là réservé aux romances et chansons réalistes où affleuraient les mélodrames et les récits pathétiques.

Johnny, au cours de sa carrière monumentale, a déployé l’éventail de la richesse créative de notre pays, des chansons de genre, reprises de succès des grandes voix de notre pays, notamment Edith Piaf, hommages rendus à sa famille et créations originales ou restaurations du capital venu des grandes plaines et des rives du Mississipi, comme Noir c’est noir ou Le Pénitencier.

Ce patrimoine inouï, nous le chérissons à travers l’amour indéfectible que nous, ses fans, vouons à Johnny !

Que ses chansons se perpétuent à travers les âges, rendant vivant et palpable l’amour de notre pays, de son ouverture vers le monde et de son attachement à une grande nation devenue libre avec l’aide de la France, pays des droits de l’homme, et du général La Fayette, à bord de son Hermione, conquérante sur les flots !

Pluie de roses

 



Succédant aux orages, tempêtes et vents violents, une pluie de roses a embaumé les terroirs propices à l’éclosion de ces fleurs miraculeuses, nous rendant le sourire et le bonheur d’aimer.

Les troubadours ont hanté les vieux châteaux encore debout et se sont dirigés vers le patio d’un jardin d’amour où rêvait une dame en mal d’aimer.

Vielle, rote et violon sont entrés dans le jeu de la séduction et la dame pâmée ne fut, à la fin de la chanson, qu’une proie pour le chevalier de retour des croisades, ivre du sang versé des vierges et des innocents.

Comme Macbeth qui ne pouvait plus ôter le sang de ses mains, le chevalier a fait de sa dame un sillon à ensemencer et c’est ainsi que sont nés de charmants enfants, porteurs, dans leurs gènes, des cris des mourants.

Une nouvelle pluie de roses a jeté sur la terre une source parfumée qui a balayé le souvenir des guerres passées et les enfants ont joué dans les jardins en essayant d’attraper les papillons ivres de beauté et d’azur.

Le jasmin étoilé, la violette et la pensée ont accompagné ce ruisseau d’amour pour rendre au monde son message universel traduit par Victor Hugo comme suit «  Aimons encore, aimons toujours » !

jeudi 3 septembre 2020

La coupe de l'ange

 



Un ange s’est posé près de la fontaine où j’aime me rafraîchir et méditer et il a déposé une coupe contenant des pétales de roses stylisés, prêts à devenir colliers, bracelets, chapelets ou ceinture de mariée.

J’ai pris mon joli cahier de notes et j’ai entrelacé des mots rares et beaux pour en faire des parures puis j’ai dessiné et enchevêtré lettres et brises de phrases en guise d’ex voto.

Alors des prières oubliées me sont venues aux lèvres et j’ai chanté, retrouvant la grâce médiévale des compositions d’amour.

Un rouge-gorge s’est perché sur mon épaule et m’a effleuré la nuque de son plumage soyeux.

La reine de la forêt est venue jusqu’à moi et je l’ai suivie, emportant la coupe avec moi.

Dans le château des amours enfantines, j’ai retrouvé la joie de vivre les comptines et les chants d’amour.

Alors l’ange est réapparu, il a posé son index sur ses lèvres et il est reparti vers les cieux après avoir laissé dans la coupe des joyaux d’éternité.

mercredi 2 septembre 2020

Les amis de Johnny



Ils étaient nombreux à graviter autour de Johnny, les amis, les potes, les fans, comme les satellites autour du soleil et lorsqu’ils chevauchaient, derrière lui, une harley, le bonheur était à son comble !

La route 66 s’auréolait de bleu et de soleils couchants. Parfois, des rencontres inédites s’offraient à leur regard d’éternels adolescents, en quête d’infini et de désirs fous.

Blues, rock, chansons de cœur rythmaient ces belles balades et les bandanas s’ornaient de motifs que Lucky Luck aurait aimés pour parcourir les plaines sur son cheval Jolly Jumper.

De retour en France, le pays de ses amours, Johnny met le cap sur la Camargue, le lieu privilégié où fut tourné son premier film, à cheval, comme les gardians à la conquête de l’amour.

Dans l’univers fantastique de Johnny, l’atmosphère des westerns, les chansons cadencées par ses éperons et en arrière-plan, des airs d’harmonica s’harmonisent avec la gestuelle magique du showman qui occupe la scène de manière omniprésente, après une arrivée magistrale qui surprend à chaque fois les habitués de ses spectacles.

Furieusement élégant, Johnny éclate de bonheur et de vitalité et chacun se surprend à vibrer au son de sa voix, ondulant sur place, au rythme de l’amour !

L'inconnue au bouquet de perles


  


Elle s’en allait, pieds nus, à travers champs, la belle inconnue, cueillant des fleurs qu’elle joignait à des perles qui dansaient au soleil, en sautoirs, en bracelets de poignets et de chevilles et de boucles d’oreilles comme les aimait Vermeer de Delft pour capter la lumière.

Elle n’avait pas de nom, pas de patrie si ce n’est celle des pourtours de la Méditerranée, pas d’entrave car ses bijoux étaient des éclats de lune tombés dans les mers et les lagons.

Et puis un jour, un prince prénommé Galaad la rencontra et il la prénomma Lucinda tant elle reflétait la lumière.

Tous deux marchèrent vers la forêt de Brocéliande, connue pour abriter les amants et lorsqu’ils parvinrent près du tombeau de Merlin, ils virent un refuge d’osier et de feuillages et ils y déposèrent leurs rêves et leur passion.

Le lendemain, Lucinda était vêtue d’une robe en toile écrue, brodée de paons tandis que Galaad portait une aube bleu turquoise et chaussait des pantoufles en daim.

Galaad joua des airs celtiques sur une harpe et bientôt une ronde de fées, lutins et korrigans apporta pain, beurre, pichets de lait crémeux, miel et produits de la forêt, confitures de myrtilles et d’airelles, décoctions d’aubépine et de menthe poivrée.

Ce petit déjeuner fut un régal et les deux amants s’en allèrent à la recherche du château qui pourrait abriter leur amour et c’est ainsi qu’ils se perdirent à jamais dans le château périlleux d’où l’on ne revient pas mais qui abrite les belles âmes de la Bretagne, avides de légendes !

mardi 1 septembre 2020

Les mots prodigieux

 



Ils ont échappé aux limbes et au Léthé, les mots d’amour, de passion et de dentelles, ils se sont infiltrés dans le canevas quotidien d’une romancière qui a troqué la broderie pour des romances en quête de musique.

Où sont nos troubadours, nos trouvères et nos héros médiévaux, à l’image de Galaad et de Lancelot ?

Les mots prodigieux cherchent leur chemin et provoquent des joutes passionnées chez les amoureux du verbe.

Loin de l’ensauvagement dénoncé par des brasseurs de vent, les mots précieux s’insèrent dans le creuset doré d’une légende qui perpétue la tradition du manuscrit où règne l’amour des roses et de la beauté.

Comme les serpents qui ondulent au son de la flûte, les mots prodigieux étincellent et apportent un supplément d’âme au quotidien gris des jours qui s’amoncellent sans espoir dans un horizon similaire à celui d’un Waterloo de notre belle civilisation, prenant racine dans le terreau de la Renaissance.

Certes, cette période riche en ivresses linguistiques et en constructions défiant la raison, le magnifique château de Chambord en étant la plus belle illustration, est également l’époque du fleuret qui n’était pas moucheté et de massacres perpétrés pour des motifs pseudo divins.

Défense et Illustration de la Langue Française de Joachim Du Bellay est la pierre angulaire de la recherche des mots qui conduisent à la clairière magique d’où jaillit la lumière.

Qu’un poète de la Pléiade des Temps Nouveaux revienne parmi nous afin que renaisse la source des mots prodigieux, porteurs de civilisation, d’amour et de paix !

 

 

Princesse Laura

 



Venue du pays des légendes, Princesse Laura enfile des costumes de la Belle Époque et nous apparaît sous une double identité, tantôt en reine de la nuit, tantôt en son double chapeauté et cravaté comme une ombre garçonne, en Apache vengeur.

Rien ne pouvait mieux lui convenir que ce rôle énigmatique.

Semblable à son père, notre regretté Johnny, elle peut incarner des héros à double face et cette faculté n’enlève rien à son énigmatique beauté.

Princesse Laura aura certainement sa place dans un jeu vidéo.

On la verra, conquérant des cœurs, écus d’or et vies dans une caverne secrète où un vieux sage lui prodiguera des conseils moyennant écus sonnants et trébuchants.

Princesse Laura est ancrée dans notre siècle et elle sait s’adapter aux rites de son époque.

Sa mère qui fut pour Johnny une compagne aussi belle que sage, Nathalie Baye, veille sur son enfant avec une prodigieuse acuité.

Elle la guide avec tact et amour, exactement comme elle le fit pour l’immense chanteur qui crut sincèrement pouvoir devenir un autre à ses côtés, celui qu’il aurait rêvé d’être si le destin ne lui avait pas attribué le rôle d’idole, ce que, certes, il n’avait pas cherché !

Princesse Laura, je te souhaite de réaliser tes rêves et d’incarner l’éternelle et fascinante énigme, celle de Johnny, ton père !