lundi 9 août 2021

Le miroir d'or

 


Le miroir d’or

Dans le miroir doré de sa légende, Johnny contemple son reflet qui restitue les racines célestes des arbres qui ont jalonné sa vie.

De peupliers en séquoias, en passant par le micocoulier de la Provence, il a tenté de s’enraciner, rêvant qu’une femme, égérie ou fée royale, prendrait sa main tendue, devenue noueuse au fil des ans, pour ne jamais la lâcher.

Mais hélas il a parcouru le monde sans la trouver, cette perle rare qui ferait de lui son port d’attache à tout jamais.

Semblable à la perle des contes qui n’est ni tout jamais une autre ni tout à fait la même, capable d’aimer à désirs-que-veux-tu, cette femme s’est dérobée dans une fuite éperdue qui a conduit le chanteur à tenter l’impossible pour la retrouver.

Chevauchant des coursiers camarguais, les chevaux d’acier des milliardaires, les voitures de sport des amoureux de James Dean, il a parcouru des miles pleins d’imprévus et de mystères, glanant au passage tatouages et refrains enchanteurs ou surprenants et puis un jour, sa cavale a pris fin parce que, dans le miroir parfait d’un étang, Johnny a retrouvé son double, celui qui a gardé son âme d’enfant.

Puis le miroir de l’eau s’est obscurci, emmenant le chanteur rocker et poète dans un no-mans-land où nous rêvons de le rejoindre, un jour.

vendredi 6 août 2021

Les Nuits bleues du rossignol

 
Les Nuits bleues du rossignol Correspondances passionnées, confessions du cœur, un puzzle de nouvelles à la pureté sans pareille, mélodies d’une plénitude absolue. Un voyage introspectif, de Saint-Michel à Bagdad, en paix ou en guerre, qu’importe, l’âme brille du même éclat… Un univers poétique, aux multiples références littéraires, qui ressuscite le romantisme des siècles passés. Des pages qui distillent la douce musique de l’amour, celui qui s’affranchit de l’espace et du temps. Entre rêves et légendes, un océan d’émotions.

jeudi 5 août 2021

Les perles océanes de l'éternité

 



Surfant sur l’écume des vagues, les nouveaux chevaliers sont partis à la conquête des perles de l’éternité.

Nouveau Graal océanique, ces perles reposent dans des huitres perlières qui arborent sur la nacre de leur réceptacle une marque minuscule dorée, dragon ou hippocampe.

Parées d’un diadème en corail et en perles, douze sirènes gardent la porte océane de la sphère miraculeuse où l’on trouvait, à condition d’y plonger, les coquillages recélant un trésor à nul autre pareil, une perle, jamais identique à une autre, pour qu’elle forme, avec de multiples sœurs de beauté, le plus splendide des colliers.

Ludmilla, Sarah, Maria, Graziella, Marina, Alba, Nadia, Elsa, Silvia, Olga, Sandra, sous la coupe de Péroline, la reine des sirènes, décrivaient des arabesques perlées, incitant les pêcheurs à rompre leur cercle enchanteur pour plonger à la recherche des perles de l’éternité mais, refermant le bénitier ouvert de leur ronde accueillante pour emporter les imprudents dans les profondeurs océanes, les précipitant dans une mort certaine.

Conscient du danger, Galahad, le lointain descendant d’un chevalier de la Table Ronde, entreprit la conquête du singulier trésor.

Protégé par une fine pellicule de coquillages en poudre compacte, il plongea en utilisant un tuba de murène ruban bleu et il réussit à s’infiltrer dans le cercle sacré sans se faire capturer.

Il prit pied sur un glacis de sable fin et suivit le tracé d’un chemin mouvant qui finit par révéler la présence d’huitres perlières, prodigieuses et porteuses d’espérance.

Au comble de l’émotion, Galahad emplit un petit sac de ces richesses marines puis il trouva l’énergie nécessaire pour remonter à la surface.

Les sirènes avaient disparu. Cependant, à la surface des vagues, lovée dans une coquille dorée, semblable à Vénus, une femme merveilleuse le contemplait.

Elle portait une couronne de nacre, de perles et de corail.

Sa nudité, masquée par des sequins d’or, elle resplendissait, éclipsant le soleil couchant teinté de feu.

Elle tendit la main avec grâce et Galahad lui offrit spontanément son sac de perles éternelles.

La reine Océane confia cette collecte à un banc de dauphins qui disparurent en bondissant dans un sillon d’écume, légère et vigoureuse à la fois.

Puis la reine offrit son bras à Galahad et le reçut galamment dans le berceau de sa coquille royale.

Tous deux s’étreignirent spontanément et, au petit matin, Galahad, étendu sur le sable de son atoll, à demi-nu mais portant autour du cou un magnifique collier de perles d’éternité, eut l’éblouissante révélation du rêve accompli : une rose de nacre couverte de perles retenait son pagne et dans le miroir de l’eau, apparut le doux visage de sa reine, Océane, la perle éternelle de son devenir.

mercredi 4 août 2021

Camaieu d'azur

 


Camaïeu d’azur

Azur, émeraude, turquoise, topaze, ambre, jais, safran, toutes les couleurs y compris le blanc nacré ou perle, Johnny les a portées avec aisance comme si elles n’avaient existé que pour mettre sa beauté fauve en valeur et à chaque apparition, chacun retenait son souffle, croyant avoir trouvé la clef de son être immatériel né pour la musique et l’amour.

Édith Piaf l’a déjà chanté avec émotion, en duo avec son époux, l’extraordinaire Théo Sarapo «  à quoi ça sert l’amour » ? et l’on ne connaissait la réponse qu’en écoutant ces deux voix qui se répondaient avec ferveur et authenticité et en observant ces deux silhouettes si disparates, Édith, frêle petit oiseau qui se raccrochait à la branche des passions, Théo, ce géant de légende, doux et amoureux, portant la liesse frémissante à son paroxysme.

Chanter jusqu’à son dernier souffle, Édith et Johnny ont suivi cette maxime des artistes hors du commun et nous ont emmenés jusqu’au bout du chemin qui conduit au Paradis.

Édith a opté pour une petite robe noire, côté scène, mais Johnny a utilisé toute la palette des couleurs, de leurs nuances et il a devancé toutes les modes en les arborant avec audace et prestance.

Il restera pour toujours celui qui fait rêver, qui transcende les cœurs et qui sublime l’azur profond du camaïeu des âmes blondes aux ailes d’anges.

mardi 3 août 2021

Perle-Amour



Dans un lagon oublié du Pacifique vivait un petit garçon à qui les sirènes, ses marraines, avaient donné le nom de Perle-Amour tant il était beau dans sa nudité drapée de colliers  de coraux, de coquillages et de perles.

Tel Mowgli, au cœur de la jungle, élevé par des loups, Perle-Amour, de son côté, recevait une éducation basés sur la connaissance des ressources de l’océan.

Mowgli avait Shere Khan comme principal ennemi, Perle-Amour, de son côté, devait se méfier du vampire des abysses qui avait l’ambition d’entraîner le protégé des sirènes dans une grotte profonde où il se repaîtrait de son désarroi.

Soucieuses de la destinée de Perle-Amour, les sirènes se relayaient pour lui enseigner les principes fondamentaux de la survie en milieu aquatique.

Quant au rivage , des nymphes prenaient le relais.

Nourri de coquillages cuits dans un bouillon aromatisé aux algues, d’œufs préparés de mille manières, chaque oiseau ou gallinacé acceptant de se séparer d’un ou deux spécimens destinés à faire éclore des poussins, de champignons des bois, de fruits et de gâteaux de riz cuits sur des pierres chaudes de la grève, Perle-Amour grandissait en beauté et en force.

Le soir, il dormait dans une jolie petite maison de bambou, gardé par une licorne et une naïade.

Dotée d’une paire de lunettes à monture d’écailles, une sirène ouvrait, pour lui, chaque jour, un coffre empli de livres, de feuilles d’algues reliées faisant office de cahiers et de plumes qui, trempées dans de l’encre de seiche, lui permettaient de tracer des idéogrammes et des écritures en utilisant plusieurs alphabets.

Lors d’une plongée pour rapporter des huitres perlières à son entourage, l’adolescent trouva une bouteille où s’enroulait un parchemin autour de la représentation miniaturisés d’un beau voilier.

Aidée par le poulpe qui lui servait de scribe, la sirène préposée à l’enseignement réussit à extraire le parchemin pour y découvrir cet appel :

«  Moi, Rose-Amour, princesse des îles marquises, je suis prisonnière du génie marin malfaisant qui me retient dans une grotte ourlée de perles et de nacre. Sauvez-moi » !

Perle-Amour n’eut de cesse de trouver ce repère où un génie détenait une jeune fille en détresse.

Quelque chose me dit que cette princesse est celle que j’attends et dont je rêve chaque nuit pensa-t-il avec tant de force que la sirène comprit ce message formulé mentalement.

C’est de son âge pensa-t-elle et pour satisfaire son filleul, elle mit tout en œuvre pour l’aider à conquérir le cœur d’une belle d’amour qui lui était sans doute destinée.

Les génies marins de sa suite construisirent une robuste et élégante pirogue.

En compagnie de Mélissa, sa compagne de jeux aquatiques dans le monde des sirènes, Perle-Amour mania les rames avec ardeur.

Ils avaient emporté une jarre de poissons cuits, marinés dans le sel des salines et une amphore d’eau parfumée à l’hibiscus ainsi que des petits gâteaux de riz, sucrés ou salés, selon le désir du moment.

Ils avisèrent une crique à la tombée du soir et y accostèrent.

Une grotte leur parut accueillante.

Perle-Amour creusa dans le sable près d’un rocher une sphère d’eau de mer où son amie pourrait s’ébattre.

Il pêcha des coquillages, les fit cuire, selon la coutume insulaire, sur une énorme pierre qui avait engrangé la chaleur tropicale de la journée, prépara un bouillon d’algues et sur une table improvisée grâce à une coquille profonde, ils dégustèrent un excellent souper.

Perle-Amour se retira ensuite dans sa grotte et s’endormit rapidement, bercé par le chant mélodieux de la sirène.

Une autre personne se laissa gagner par la beauté de ce chant : il s’agissait du génie qui retenait la malheureuse Rose-Amour en une grotte lugubre qui ressemblait à une prison.

Alors que Mélissa s’enroulait dans sa longue chevelure pour prendre un peu de repos, le génie bondit sur elle, pesa de tout son poids sur son corps délicat, l’empêcha de crier en lui mettant un masque d’algues sur la bouche.

Cependant, au même instant, Perle-Amour rêva qu’un crabe géant tentait de l’étrangler.

Réveillé en sursaut, il sortit de sa grotte et arriva juste au moment où le génie s’apprêtait à emmener sa proie.

N’écoutant que son courage, Perle-Amour s’élança contre le génie et déjoua toutes ses parades.

Perfide jusqu’au bout, l’être maléfique tenta de l’étrangler en lui enserrant le cou dans un lasso de coquillages bruts, coupants et meurtriers.

C’était sans compter sur la souplesse du jeune homme qui esquiva le geste assassin.

Calant le corps doré de Mélissa sur son épaule, il courut jusqu’à la pirogue, releva l’ancre et pagaya de toutes ses forces pour arriver en pleine mer.

Avisant un atoll, il y fit halte afin de prodiguer des soins à son amie.

Prévoyante, la sirène chargée de son éducation lui avait confié une petite fiole contenant un élixir miraculeux à base de compotée de poulpes et de lait de Lamentin.

Ce breuvage devait pouvoir rendre la vie à une personne dont les blessures conduisaient à une mort inéluctable.

Il glissa quelques gouttes du remède dans la bouche de la sirène, ce qui permit à Mélissa d’ouvrir les yeux.

Tous deux mangèrent une noix de coco puis ils décidèrent d’explorer l’île en espérant y trouver la grotte d’amour dont rêvait le jeune homme.

Effectivement, elle leur apparut, au détour d’un chemin caillouteux.

Gardée par des griffons à l’allure menaçante, elle incitait à la prudence.

Dissimulée derrière une dune, Mélissa usa de son charme et se mit à chanter.

Les griffons ne tardèrent pas à s’endormir, ce qui permit à Perle-Amour de s’avancer dans la grotte.

Il y découvrit, transie de peur, une jolie princesse qui grelottait dans ses habits de soie.

Il lui offrit le collier de perles qu’il réservait à sa dame d’amour, l’enroula dans un pagne qu’il portait sur le dos en cas de besoin puis il emporta la princesse tel un cadeau précieux, pour l’installer confortablement dans la pirogue.

Mélissa plongea dans une vague turquoise pour laisser les deux amants en tête-à-tête et elle disparut en laissant derrière elle une mélopée langoureuse.

Perle-Amour chercha un refuge pour y abriter leur amour et un palais de nacre surgit des eaux du lagon, invitant les amants à y faire halte pour mêler leurs deux corps couleur de miel, s’unissant en une folle étreinte.

Si vous voulez connaître cet endroit merveilleux, adressez-vous à une licorne, elle vous y conduira.

Une sirène de mes amies m’a confié que le couple a vécu une merveilleuse histoire d’amour et que le génie malfaisant a été banni de l’ordre des génies marins pour mauvaise conduite et tentative d’assassinat.

Quant à la jolie Mélissa, elle se consola en trouvant un beau prince naviguant à bord d’un voilier.

Comme elle avait lu l’histoire tragique de La petite sirène, elle ne chercha pas à cacher la queue magistrale qui lui permettait de nager avec aisance et rapidité.

Ils vécurent un amour de sirène, avec passion puis chacun regagna son domaine en gardant précieusement ces moments passionnés qui devinrent une légende courant sur l’écume de la mer.

lundi 2 août 2021

Les notes du bonheur

 



Introduit par l’harmoniciste Greg Zlap en un fabuleux galop de bonheur, Johnny interprète Gabrielle avec passion et jeunesse.

Les guitaristes le rejoignent et c’est un festival de bonheur !

«  Mourir d’amour enchaînés » voilà notre devise,  à présent et nous sommes rivés à son chant qui se perpétue sur les vagues de Saint Barthélémy pour nous rejoindre à Paris et dans toutes les villes de province où il a posé ses bottes et fait retentir sa guitare argentée.

La chaîne de l’amour s’étire au fil des notes où alternent les onomatopées, le swing, le rock, le blues, les chansons de légende, les romances, les rythmes guerriers, les petits bonheurs trouvés sur les pavés des faubourgs, tant de chansons qui ont parcouru un siècle avec une interprétation toujours juste, émouvante et éloquente avec les élans du cœur.

Johnny d’un jour, Johnny de toujours, tu es en nous, tu déploies tes ailes d’ange pour nous préserver des tourments comme tu l’as toujours fait, prêt à nous aimer tels que nous sommes, chahutés par la vie ou régnant à la cour des grands, tu es notre archange d’amour en dispersant les notes du bonheur.

Le fauve blessé

 



Entre chien  et loup, aigle et lion, grand fauve blessé par de multiples flèches, cible amoureuse au torse lacéré par les griffes de celles qui se sont affrontées pour te garder, tu as franchi des cercles de feu, de roses et de buissons épineux pour surgir sur la scène éternelle gravée en notre cœur, Johnny !

Tu y restes, lové dans des myriades de décors fabuleux où apparaissent des motos qui se cabrent, des rochers gigantesques dont tu déchires le granit de papier mâché afin de surprendre ton public, encore et encore…

Domptant les âmes comme un inlassable maestro, tu nous enchantes et passes le flambeau magique à ceux qui te voient toujours comme le plus grand de tous les temps.

Chantant et jouant de l’harmonica dans un concert à Luxey, Christophe Maé a fait vibrer un public pantelant en interprétant lors d’un rappel Les Portes du Pénitencier.

Des fans de Johnny en ont pleuré car ils attendent toujours que revienne le grand dompteur des âmes blessées, les fauves couchés à ses pieds et les aigles survolant les cimes des paradis perdus.

dimanche 1 août 2021

Mais où sont les roses d'antan ?

 


Mais où sont les roses d'antan ?
Histoires émouvantes, haletantes et surprenantes, ces nouvelles fantastiques et romantiques vous transporteront dans l’univers de Marguerite-Marie Roze. Un univers fleuri, peuplé d’animaux dotés de parole avec une tourterelle en première dame d’un royaume, d’objets intelligents tels la 2CV qui narre son histoire et celle de ses passagers, un véritable royaume où les qualités de cœur sont héréditaires. Une plongée en apnée dans un océan de tendresse et de gentillesse où tout concourt à réitérer votre expérience. Des thèmes étonnants et novateurs, des propos sages et mesurés pour un appel à l’écoute de la nature et de l’humain sous toutes ses facettes.