Bianca arriva à l’heure au manoir et se laissa guider par un majordome en livrée.
Gwendoline l’invita à prendre place dans un jardin d’hiver plein de charme et l’on servit un thé à la rose et à la bergamote avec un soupçon de lait crémeux. Des scones à l’anglaise accompagnaient ce breuvage légendaire lié à tant d’événements mémorables. Des gâteaux de Pont-Aven, Traou Mad, constituèrent l’indispensable rappel breton.
Les jeunes femmes savourèrent ces délicates gourmandises puis elles se promenèrent dans la roseraie en devisant.
« Ces roses sont si belles qu’elles m’évoquent un décor à créer avec des tourmalines, des topazes et des rubis. J’y adjoindrai un flacon de Murano contenant un parfum de prix pour célébrer cette magnifique roseraie qui vous honore.
Le mérite, chère amie, en revient à mon jardinier, un véritable orfèvre en la matière. Vous avez raison, ces roses sont d’une telle beauté que l’on souhaite les pérenniser en créant des œuvres reproduisant l’éclat de leur beauté ».
Bianca et Gwendoline s’assirent sur un banc près d’une fontaine qui diffusait une musique empruntée à un opéra célèbre. Les oiseaux donnèrent de la voix pour participer au récital.
« Ce moment est à inscrire dans le livre d’or de Brocéliande » dit Bianca dans un souffle.
Les jeunes femmes se séparèrent liées par une solide amitié. Gwendoline tint à offrir à Bianca une robe inspirée par Alice au pays des Merveilles, ce qui ravit la créatrice de bijoux.
Elle se jura de concevoir une parure digne de ce don ; elle la lui offrirait lors d’une soirée galettes bretonnes qu’elle organiserait pour remercier Gwendoline de sa générosité et de son talent.

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