« Une chanson douce
Que me chantait ma maman
En suçant mon pouce
J’écoutais en m’endormant
Cette chanson douce
Je veux la chanter pour toi
Car ta peau est douce
Comme la mousse des bois ».
Une biche traversa le sous-bois, frôlant Vincent de sa robe fauve et le ténor retrouva la chanson de son enfance interprétée comme une berceuse par sa mère lorsqu’il était enfant.
« La petite biche est aux abois
Dans le bois se cache le loup
Ouh ouh ouh ouh
Mais le brave chevalier passa
Il prit la biche dans ses bras
La la la la » .
Apercevant une fontaine, Vincent s’y dirigea et fut à peine surpris de voir assise sur la marelle une jolie princesse, semblable à celle de la légende :
« Oh le joli conte que voilà
La biche en femme se changea
La la la la
Et dans les bras du beau chevalier
Belle princesse elle est restée
A tout jamais »
La fée des bois couronna de roses sauvages les beaux cheveux de la princesse puis disparut, laissant Vincent jouer le dernier acte du chevalier courtois, celui de l’amour.

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