« Il était une fois une fille de roi
Au cœur plein de tristesse
Enfermée nuit et jour au sommet d’une tour
Elle pleurait toujours
Un jour prenant son vol un gentil rossignol
Vint dire à la princesse
Je t’apporte l’espoir
Et c’est pour le revoir
Qu’elle chantait le soir ».
Le cœur de Vincent s’embrasa à l’évocation du rossignol des amours. Le ténor à la voix d’or partit en chantant à la recherche de la tour où une princesse se mourait d’amour.
Lorsqu’il parvint au pied de la tour, il fut frappé par son immensité.
En la contournant, il découvrit un lierre géant qui pouvait servir d’échelle.
Il grimpa et enjamba l’embrasure d’une fenêtre : une princesse en robe de soie océane jouait de la mandoline.
Ils unirent leurs voix et pour saluer la beauté de leur chant, des rossignols joignirent leurs trilles en parfait hommage :
« Rossignol, rossignol de mes amours
Dès que minuit sonnera
Quand la lune brillera
Viens chanter sous ma fenêtre
Rossignol, rossignol de mes amours
Quand ton chant s’élèvera
Mon chagrin s’envolera
Et l’amour viendra peut-être
Ce soir, sous ma fenêtre
Reviens, gentil rossignol » !

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