Une nuit, Vincent s’éveilla, l’angoisse au cœur : les rossignols qui chantaient en lui s’étaient tus, interrompant son sommeil.
« Rossignol, rossignol de mes amours
Dès que minuit sonnera
Quand la lune brillera
Viens chanter sous ma fenêtre
Rossignol, rossignol de mes amours
Quand ton chant s’élèvera
Mon chagrin s’envolera
Et l’amour viendra peut-être
Ce soir, sous ma fenêtre
Reviens, gentil rossignol »
Avec la force et la radieuse clarté de l’étoile Vénus, le chant de l’amour explosa dans la nuit.
Des myriades de rossignols du Japon aux plumes colorées et au chant mélodieux volèrent, favorisant la venue de Terpsichore, la muse de la danse accompagnant le dieu Apollon pourvu de sa lyre.
Ce trio interpréta la romance rendue célèbre par Luis Mariano, remise à la mode par Vincent, le ténor à la voix d’or.
« Le rossignol revint, se posa
Sur la main de la jolie princesse
Elle le caressa puis elle l’embrassa
Et elle se transforma en un prince charmant
Qui devint le galant de sa jolie maîtresse ».
Vincent étreignit avec fougue la belle Terpsichore et lorsqu’il s’éveilla, il avait dans les bras une merveilleuse compagne, son amie fidèle au suave parfum d’amour.

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