Dans les halliers de Brocéliande, erre un chevalier sans
nom.
Après avoir reçu un coup de masse sur son heaume qui s’est
fendu en deux, il a perdu la mémoire et va, d’une fontaine à l’autre et trouve
le repos près du hêtre de Ponthus dont il se souvient.
Il reconnaît les lieux mais aucune figure féminine ne se
dessine dans sa rêverie.
Il a pourtant, sous sa chemise, près du cœur, un ruban
pourpre censé proclamer la passion mais hélas, pas une silhouette, pas même un
sourire ne se révèlent dans cette faveur.
Il a tout oublié, sauf la configuration de cette terre de
légendes, Brocéliande la belle qui est sans doute le berceau de ses aïeux.
Il cherche en vain un ermite qui pourrait peut-être lui
donner la clef de l’énigme qu’il est à lui seul.
La hutte est vide et semble si délabrée qu’il doute de la
présence possible de celui qui pourrait lui révéler son identité.
Et pendant ce temps, Guenièvre étouffe un cri qui veut
jaillir de ses lèvres : « Lancelot, mon bel amour, m’as-tu oubliée ? »
Le chevalier sans nom, désespéré de ne pas avoir trouvé le
révélateur magique de son passé,a repris la route vers l’orient, laissant, loin
derrière lui, la carte de sa mémoire.
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