Dans la forêt bleue de l’enfance, Vincent croise l’ours Colargol qui tâchait d’échapper au directeur de cirque et ses velléités de le mettre en cage.
« C’est moi qui suis Colargol
L’ours qui chante e fa en sol
En do diese en mi-bemol
En gilet et en faux-col
Le roi des oiseaux
Vous le savez mes amis
M’a donné un beau
Sifflet pour faire cui-cui
Cui cui cui cui cui cui cui
C’est moi qui suis Colargol
L’ours qui chante en fa en sol
En do dièse et mi-bémol
C’est moi qui suis Colargol ».
Rassuré par l’expression souriante de Vincent, l’ours Colargol se laissa prendre la main et ils cheminèrent en chantant gaiement pour s’arrêter dans une clairière où murmurait l’eau d’une fontaine.
La fée des enfants perdus s’adressa à eux, leur offrit une coupe d’eau fraîche dont la vertu consistait à éloigner les mauvais esprits :
« Jamais plus on ne te mettra en cage, Colargol, j’y veillerai personnellement » puis elle annonça à Vincent qu’un grand avenir s’ouvrait à lui dans le domaine de la comédie musicale.
« Chantez pour les enfants, cher Vincent, ils ont besoin d’un ami ».
Sur ces mots, elle disparut, emmenant Colargol dans son royaume enchanté.
Vincent, en rentrant chez lui, se mit au piano et composa l’air de la forêt enchantée.

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