Après des journées de tempête marquées par des inondations, des crues fluviales exceptionnelles, des chutes d’arbres, un printemps précoce éclata, projetant Vincent à Céret, le royaume des cerises.
« Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur ».
Ragaillardi par ce chant d’amour et de justice, Vincent noua une cravate gorge de pigeon et s’en alla sur les chemins pour admirer les vergers fleuris.
« Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant ».
Rêvant de ces cerises d’amour, Vincent ne fut guère étonné de rencontrer au détour d’un chemin une belle qui lui offrit ses lèvres cerise et son regard profond.

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