Un martèlement de sabots rythmant la chanson magique de Gilbert Bécaud tira Johnny de sa torpeur :
« Cavalier du grand retour
Nous avons brûlé
Tant de vie et tant d’amour
Pour nos libertés
Cavalier si Dieu le veut
Nous allons rentrer
Par la poudre et par le feu
Dans notre cité ».
Johnny reprit des refrains avec l’ardeur du chanteur passionné qui tente d’arracher les racines du mal qui ronge le monde :
« Cavalier si Dieu le veut
Nous aurons de l’or
Nos enfants seront heureux
Jusqu’après la mort ».
Par Saint Georges dit Johnny, que les cavaliers de l’ Apocalypse retardent leur charge finale, le monde a encore besoin de paix et d’amour !
Pour ponctuer sa demande, il chanta :
« Quand on n’a que l’amour
Pour habiller matin
Pauvres et malandrins
De manteaux de velours »
Et il chanta si bien que des capes de velours brodées de lys, roses et cœurs entrelacés, tombèrent sur les berges de l’étang des chimères où l’attendaient ses fidèles partisans.

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