Une boule de feu traversa le palais de la fée Cristal et atterrit aux pieds de la princesse en libérant un dragon qui parla ainsi :
« Noble souveraine, je proteste contre les légendes qui nous présentent comme des êtres malfaisants. Nous faisons le bien autour de nous, nous transformant tour à tour en prince charmant, en guerrier, en magicien, en orfèvre ou en ébéniste ».
Joignant le geste à la parole, le dragon Onyx utilisa sa queue comme une baguette magique et apparut sous des apparences diverses.
« Onyx, je le concède, ta métamorphose multiple m’a émue. Je ne peux choisir celle qui me séduit le plus tant ces avatars possèdent des facettes étonnantes. Malgré tous mes pouvoirs, je ne peux pas me transformer en dragonne c’est pourquoi je te demande de garder la posture de prince charmant pour que nous puissions faire un pas de deux ».
Onyx s’exécuta et le couple princier partit explorer les jardins de la fée.
Sur leur passage, les fleurs s’inclinaient et les oiseaux lançaient des trilles en leur honneur.
Ils prirent place dans un salon de jardin, goûtant le bonheur du jour.
Une colombe déposa un parchemin sur la robe de la fée puis repartit sans attendre de réponse.
C’était une lettre de Colombine ; un corsaire anglais l’avait enlevée alors qu’elle se promenait sur les remparts de Saint-Malo.
Il l’avait enfermée dans une salle de son château et voulait faire d’elle une épouse soumise, ce qui était contraire à sa nature. Colombine appelait au secours.
La fée avait lu la lettre à voix haute ce qui décida Onyx à intervenir.
« La providence t’a conduit à moi, cher Onyx. Je te serai éternellement reconnaissante si tu ramènes Colombine en son royaume breton. Pierrot et Arlequin doivent se morfondre de chagrin ».
Onyx promit de tout mettre en œuvre pour délivrer la prisonnière. La fée lui offrit un voilier et le timonier mit le cap sur l’île où pleurait la ballerine des cœurs.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire