vendredi 3 avril 2026

Violette magique

 


Une violette d’amour a jailli dans un bois, pulpeuse et parfumée, se multipliant à une vitesse vertigineuse.

Un prince qui passait par là enfouit son visage dans cette masse odorante, s’enivrant de sa fragrance.

C’est alors que la violette originelle se métamorphosa en princesse vêtue comme une fée de la forêt, une baguette sertie de diamants à la main.

Le prince lui prêta allégeance, la main sur le cœur et tous deux marchèrent à l’unisson, attendant le berceau de feuillages et d’églantines pour protéger leur amour.

Un fameux trois-mâts

 

 


‘ C’est un fameux trois-mâts fin comme un oiseau

Hissez haut Santiano

Dix huit nœuds, quatre cents tonneaux

Je suis fier d’y être matelot ».

Au pays d’ Edmond Dantès à bord du mythique Pharaon, Vincent fut sollicité par des nostalgiques des belles chansons fleurant bon l’écume de mer et il se rendit sur la grève, escorté par des mouettes et des goélands.

«  Tiens bon la vague et tiens bon le vent

Hissez haut Santiano !

Si Dieu veut toujours droit devant

Nous irons jusqu’à San Francisco ».

Vincent chanta et le vent emporta les paroles de l’autre côté de l’océan où l’on attend toujours une Hermione toutes voiles devant !

jeudi 2 avril 2026

L'éternel retour du printemps

 


«  Les filles sont jolies

Dès que le printemps est là

Mais les serments s’oublient

Dès que le printemps s’en va ».

Se jurant de faire mentir l’adage chanté par Hugues Aufray, Vincent s’entoura des plus jolies filles du moment, fit appel à l’une des plus belles voix du monde, Céline Dion et tous deux entonnèrent un refrain prenant :

«  Là-bas dans la prairie

J’attends toujours mais en vain

Une fille en organdi

Dès que le printemps revient

Je repense à ses yeux

Dès que le printemps est là ».

L’éternelle beauté du regard féminin prêt à offrir les clés du paradis de l’amour étincela dans la prairie et les fleurs se mirent à danser au rythme d’un Flamenco.

«  Et son image rôde

Au détour de mon chemin

Quand les soirées se font chaudes

Dès que le printemps revient ».

Céline reprit la route pour peaufiner son tour de chant parisien tandis que Vincent dansa avec les femmes-fleurs qui lui donnèrent la magnificence du Roman de la Rose.