samedi 26 septembre 2026

Pour qui sont-ils morts ?

 

 


A l’heure où nous recevons le Pape Léon XIV, chacun restant sur son quant à soi, Président de notre République et Représentant du Christ sur terre, je m’interroge sur le sacrifice des chevaliers français et des fantassins sur le sol italien pour que le Vatican reste le symbole de la Chrétienté.

Croisades pour délivrer le Tombeau du Christ et guerres d’Italie interminables, parfois jalonnées d’images d’ Epinal, chevalier Bayard «  sans peur et sans reproche » à l’agonie,  adossé à un chêne pour fermer les yeux après avoir contemplé la terre de France à l’horizon, le Roi François Ier fait prisonnier sur le champ de bataille, écrivant à son épouse «  Madame, tout est perdu, fors l’honneur », c’est le terreau de notre grande Histoire, relayée ensuite par l’ Empire et Le Génie du Christianisme de François-René de Chateaubriand.

Or, aujourd’hui, cette mémoire est occultée et l’on peut, à juste titre, s’interroger : pourquoi et pour qui sont-ils morts, ces valeureux chevaliers français et fils de France puisqu’aujourd’hui rares sont les personnes qui pensent à eux et à l’immensité de leur sacrifice ?

vendredi 25 septembre 2026

Ardente fontaine d'amour

 

 



Le clapotis de la fontaine d’amour a franchi les nuées de ma mémoire pour surgir soudain près de moi.

Comme la Madelon de la chanson je me suis levée pour servir à boire aux tourlourous du voisinage et nous avons chanté des romances aux rimes évoquant les cerises de l’acmé.

Au milieu d’une chanson, j’ai réalisé que plus jamais tu ne serais à mes côtés alors j’ai pleuré et toutes mes larmes se sont cristallisées en perles d’amour.

jeudi 24 septembre 2026

Le ptit train de Catherine

 

 

 


Alors que notre divine ballerine s’en est allée, emportant sa fantaisie et sa créativité, des airs magiques se sont emparés de nos âmes.

«  Un ptit train s’en va dans la campagne

Un ptit train s’en va de bon matin

On le voit filer vers la montagne

Tch tchi fou tchi tchi fou

Plein d’ entrain”.

Je me souviens d’avoir chanté cette mélodie pleine d’entrain dans un radio crochet pour enfants à la plage du Portel.

J’avais eu droit à des berlingots de shampooing Dop et des bonbons sans compter les vigoureux applaudissements de retraités pour qui j’étais l’enfant à choyer.

Le ptit train s’en est allé avec mon enfance.

Lorsque Catherine Ringer s’empara de cet air ancien, elle le rajeunit considérablement et lui donna la couleur sombre des trains nazis de déportés, ce que je n’avais pas perçu, enfant, avec l’innocence de mes huit ans.

Pour moi, ce petit train était celui qui m’emmenait loin de mon village vers la mer iodée des environs de Boulogne.

Merci Catherine de nous avoir donné un aperçu personnel et le sens caché d’une chanson en apparence anodine.

«  Les histoires d’amour finissent mal en général ».

«  C’est comme çà, la la la la la ».