A l’heure où nous recevons le Pape Léon XIV, chacun restant sur son quant à soi, Président de notre République et Représentant du Christ sur terre, je m’interroge sur le sacrifice des chevaliers français et des fantassins sur le sol italien pour que le Vatican reste le symbole de la Chrétienté.
Croisades pour délivrer le Tombeau du Christ et guerres d’Italie interminables, parfois jalonnées d’images d’ Epinal, chevalier Bayard « sans peur et sans reproche » à l’agonie, adossé à un chêne pour fermer les yeux après avoir contemplé la terre de France à l’horizon, le Roi François Ier fait prisonnier sur le champ de bataille, écrivant à son épouse « Madame, tout est perdu, fors l’honneur », c’est le terreau de notre grande Histoire, relayée ensuite par l’ Empire et Le Génie du Christianisme de François-René de Chateaubriand.
Or, aujourd’hui, cette mémoire est occultée et l’on peut, à juste titre, s’interroger : pourquoi et pour qui sont-ils morts, ces valeureux chevaliers français et fils de France puisqu’aujourd’hui rares sont les personnes qui pensent à eux et à l’immensité de leur sacrifice ?


