samedi 14 mars 2026

L'auberge des mimosas


Elle avait fière allure l’auberge des mimosas lorsque les arbres qui l’entouraient croulaient sous leurs grappes d’or ! Elle resplendissait , incitant les voyageurs à s’y arrêter pour un séjour de rêve.

Les repas servis portaient la note fleurie de ce havre de paix parfumé au milieu des chants d’oiseaux.

Le mimosa était omniprésent sous toutes ses formes, en grappes, en gelée, en extrait liquide pour offrir une coloration orientale à la plus humble salade.

Œufs mimosas et roulés de mimosa obtenaient un succès mérité et chaque voyageur exprimait sa satisfaction sur le livre d’or de la maison.

Attiré par la renommée de l’auberge, un poète en mal d’inspiration s’y installa et il s’y sentit si bien que les mots jaillirent de sa plume comme une source intarissable.

La princesse Mimosa dans sa robe couleur soleil étincelait dans ses écrits et courait d’un pas léger au bord des torrents d’où jaillissaient des bulles d’or.

Le prince Fouad, ensorcelé par sa beauté, écrivit un recueil de poèmes à sa gloire qu’il déposa ensuite à ses pieds tandis qu’elle sommeillait sur une roche plate au soleil.

La princesse Mimosa feuilleta ce roman d’amour et rêva de son auteur, le parant de toutes les vertus.

Enchanté par la rencontre de ses personnages, le poète quitta son écritoire et reprit sa route, rêvant de rencontrer à son tour une princesse Mimosa qui lui ferait battre le cœur.

vendredi 13 mars 2026

Le carré de tulipes royales

 

 

 


Myrtille se rendit compte qu’elle avait affaire à des fleurs gardées par des êtres féeriques car le carré de tulipes n’était jamais à la même place et elle s’enfonçait de plus en plus dans le bois pour trouver la base de ses couronnes de mariée.

Elle finit par arriver dans une clairière où se dessinait la silhouette d’un château aux tours crénelées.

Son panier de fleurs au bras, elle activa le heurtoir. La porte s’ouvrit comme dans le conte La Belle et la Bête et elle pénétra, le cœur battant, dans cet univers fantastique. Craignant d’y rencontrer un monstre qui lui reprocherait d’avoir ôté la vie à ses tulipes, Myrtille préparait ses arguments pour justifier son prélèvement à la nature.

Pas de monstre mais un jeune homme souriant avec de bonnes manières.

«  On me nomme Reza dit le châtelain et j’attendais votre venue. Je suis heureux de voir les tulipes magnifiées sous vos doigts de fée ».

Sur ce, il frappa dans ses mains et un cortège de serviteurs dressa prestement une table où les jeunes gens s’installèrent après les ablutions à l’eau de rose.

Le service reflétait l’hommage fleuri : fleurs cristallisées et boisson à la violette pour se lancer dans une dégustation hors du commun.

Bouchées aux aromates, effilochée d’agneau rôti aux amandes, tartes au miel et à la guimauve rose, Pavlova aux fleurs se succédèrent pour les saveurs du palais.

Cet intermède gourmand achevé, Reza prit le bras de Myrtille et l’emmena dans son jardin d’amour.

Des tulipes royales cultivées en carrés symboliques dédiés aux amants enjolivaient le jardin, lui conférant une note passionnée incitative.

Les amants s’assirent sur un banc et laissèrent leurs pensées vagabonder puis lorsque le rossignol chanta, Reza posa ses lèvres sur celles de Myrtille qui s’ouvrirent comme une rose d’amour.

mercredi 11 mars 2026

Hommage renouvelé à Fabrice Coquet

 


Qui peut oublier le merveilleux Fabrice Coquet ? Il a mis toute son énergie et sa créativité au service du groupe et a préféré disparaître sans se plaindre, à la manière de Johnny, son idole de toujours !

Je ne l’oublie pas car il m’a insufflé sa passion et fait naître mes textes en composant de fabuleux tableaux où Johnny apparaissait dans toute la gloire et la poésie de sa légende.