mardi 27 octobre 2026

La calèche des amours

 


En se promenant sur les boulevards de sa capitale, Charlize croisa le regard perçant d’un Apache de l’ère moderne. Quelque peu effrayée en dépit de sa bravoure naturelle, elle laissa tomber par mégarde l’un de ses gants en dentelle. Un jeune homme le lui rendit et l’invita à prendre place dans sa calèche. Charmée, Charlize répondit à l’invitation et prit place auprès de Gabin, son sauveur du soir.

Le cocher les conduisit dans un parc où se dressait un château en briques rouges étincelant au soleil couchant.

Gabin aida la jeune femme à descendre de la calèche et ils franchirent le perron ensemble, main dans la main.

Une femme de chambre conduisit Charlize dans sa suite décorée à la mode de la Belle Epoque, l’aida à se détendre, prendre un bain et déguster un en-cas de bonne facture.

Après avoir lu quelques pages d’ Alfred de Musset, Charlize se vêtit d’une chemise de nuit victorienne et se glissa sous l’édredon d’une alcôve fleurdelisée.

Le lendemain, la jeune fille s’éveilla avec l’entrée d’Adeline portant un plateau d’où s’échappaient les parfums d’un petit-déjeuner complet.

Adeline aida ensuite Charlize à faire une toilette soignée et lui présenta un assortiment de jolies robes aux tons variés. Charlize choisit un ensemble rose feu et fit crisser ses jupons en linon.

De jolies bottines à lacets complétèrent sa toilette. Munie d’un réticule en soie bois de rose, elle rejoignit Gabin qui l’attendait, vêtu d’un costume en velours jade rehaussé par des bottes en cuir naturel.

Gabin offrit son bras à son invitée après l’avoir enveloppée dans une cape en laine Mohair et tous deux se promenèrent dans les jardins qui leur présentaient une page d’amour inscrite dans les feuilles d’automne et ses fruits charnus.

lundi 26 octobre 2026

La rose d'or

 

 



"Pour retrouver les roses d'antan, il faut chercher la rose d'or. Elle est enfermée dans une tour gardée par des dragons cracheurs de feu. Seul un enfant pourra la délivrer".
Ce message reposait au cœur d'une rose couleur du temps. Cédric le découvrit et partit sans mot dire dans la direction du soleil couchant car il lui semblait que c'était là qu'il trouverait la tour enchantée.
Il marcha longtemps, buvant l'eau des sources et mangeant des baies. il arrivait aussi que de braves gens ouvrent leur porte et lui servent du velouté de citrouille accompagné de poêlées de châtaignes et de champignons des bois.
Enfin la tour espérée se profila dans un halo de lune. Les dragons se manifestèrent tout de suite en crachant des langues de feu qui formaient l'énigme suivante : "la princesse reposera jusqu'à ce qu'un prince la délivre d'un sommeil éternel en lui faisant respirer le parfum d'une rose inconnue".
Par un heureux hasard, Cédric avait découvert des roses extraordinaires au parfum suave de fraise des bois et de santal et il en avait tapissé la doublure de sa veste de sorte qu'elle en était imprégnée. Il présenta une rose intacte à l'un des deux dragons qui lui ouvrit la porte d'un palais désert.
Il marcha d'une pièce à l'autre jusqu'à ce qu'apparaisse une chambre richement meublée où dormait la princesse.
Il s'approcha de la couche royale, déposa la fleur et il fut alors emporté par un tourbillon de roses. Lorsqu'il revint à lui, il avait à la main une magnifique rose d'or accompagnée du message suivant :" Merci de m'avoir délivrée d'un enchantement; Nous nous retrouverons un jour si le hasard nous met encore en présence." .
Heureux d'avoir accompli sa mission, Cédric revint à son port d'attache et il y fut acclamé comme un héros.
Qu'allons-nous faire à présent dit Aude à la belle robe de soie brodée de mimosas.
Elle plongea la main dans la coupe aux énigmes pour y trouver ceci :" Le mimosa d'or te permettra de sauver un pierrot désespéré."
Songeuse, elle fit ses préparatifs de voyage et se dirigea vers le sud où elle trouverait certainement le mimosa d'or.

Friselis du coeur

 

 

 


«  Alors comme çà, tu vibres encore, vieux cœur brisé en mille endroits, palpitant au vent qui pousse les oiseaux à chanter en guise de défense » ?

Une voix musicale rythmée par les grelots d’angelots aux ailes diaphanes, causa un vif émoi à la reine agenouillée sur son Prie-Dieu.

Le cœur brûlant d’amour du Seigneur dont elle porte le nom, la reine reprend sa marche vers l’avant en s’appuyant sur sa canne à pommeau d’argent, marque du soir proposée par le Sphinx en énigme.

La reine se promena dans sa roseraie fanée par le général Hiver de Koutouzov, vainqueur de Napoléon et se soumit à son destin.