jeudi 4 juin 2026

Une étrange rencontre

 

 

 


Un soir, entre chien et loup, je vis s’asseoir en face de moi, à ma table, un étrange personnage.

Comment était-il venu là ? Avait-il pris mon sourire à la ronde pour une invitation personnelle ? Toujours est-il qu’il me parla avec volubilité, me racontant quelques péripéties de sa vie qui étaient à l’opposé de mes conceptions idéales : emphase, étalage de rubriques diverses où alternaient larcins et même utilisation de la violence ! Il fit une pause en découvrant une facette enfantine de son être.

J’étais fascinée par cet étrange personnage. Je notais sans le vouloir son chapeau de type Borsalino, sa peau brune, son sourire mafieux. Il portait une magnifique chemise à jabot de dentelle et tandis qu’il me confessait ses crimes, je restais accrochée à ces dentelles qui étaient le seul point commun de nos deux êtres. Il accompagnait ses paroles de gestes qui mettaient en valeur sa chevalière ou sa chaîne de montre en or.

Je parlai à mon tour, lui exposant surtout mon amour de la poésie. Tandis que je me demandais quelle issue allait avoir cette rencontre, il se leva brusquement, me dit « je ne suis pas un homme pour vous » et disparut dans la nuit en me laissant interdite et rêveuse.

La rose des élégances

 

 

 


En se penchant sur une fleur, Johnny eut une révélation et il composa une chanson qu’il intitula La rose des élégances.

Tous les rythmes de jazz mêlés à des refrains venus des bals populaires s’élevèrent à un point d’orgue qui donna le frisson à ceux qui eurent la chance d’écouter cette géniale création lors d’un concert mémorable.

Des roses de feu jaillirent sur la scène, impulsant une frénésie ravivée par le son des guitares, de l’harmonica et d’une batterie étincelant sous les spots en forme de lucioles.

La rose des élégances laissa un souvenir légendaire aux fans venus découvrir la création de Johnny et c’est au moment où ils offraient à leur idole le cœur de leurs mains reconnaissantes qu’ils se réveillèrent, découvrant l’ampleur de leur rêve.

La rose des élégances resta vrillée au fond de leur âme et chacun de se dire qu’un jour, peut-être, Johnny leur reviendrait pour interpréter cette ballade royale.

Quatrième de couverture de Mystère à Maroilles

 


 

« Un photographe d’art réalisa post mortem un cliché de la malheureuse. Grâce à d’habiles retouches, il effaça les stigmates de la douleur et donna à la femme l’apparence d’une personne en vie.

De cette manière, on put proposer aux habitants de Maroilles une photographie convenable voire attrayante.

Un homme la reconnut : «  C’est la créature des bois » ! On lui demanda de préciser le sens de la métaphore.

Selon ses dires, cette femme connue sous l’appellation « créature des bois » était une aubaine pour les hommes en quête de proies faciles ».

 

Qui est cette « créature des bois » et quel lien l’unit-elle avec une petite fille trouvée en forêt de Mormal près de Maroilles ?  Voilà l’énigme que doivent résoudre la gendarmerie du village et Ophélie, habitant aux Bleuets, dans la maison léguée par sa grand-mère au passé étonnant ! En cherchant des champignons et des fleurs pour ses compositions artistiques, Ophélie a trouvé une enfant errant dans la forêt …