jeudi 26 mars 2026

Il pleuvait fort

 



«  Il pleuvait fort sur la grand-route

Elle cheminait sans parapluie

J’en avais un, volé sans doute

Le matin même à un ami

Courant alors à sa rescousse

Je lui propose un peu d’abri

En séchant l’eau de sa frimousse

D’un air très doux, elle m’a dit oui ».

Fredonnant Le Parapluie de Georges Brassens, Vincent courut sous l’ondée proposer à une belle aperçue l’appui de son abri de toile arc-en-ciel

«  Un petit coin de paradis

Contre un coin de parapluie

Elle avait quelque chose d’un ange

Un petit coin de paradis

Contre un coin de parapluie

Je ne perdais pas au change, pardi ».

Lorsque la pluie cessa de tambouriner sur la soie de l’abri, Vincent et sa belle se réfugièrent dans une auberge ; appréciant la chaleur d’un bon feu et le réconfort d’un menu champêtre, omelette mousseuse aux champignons, gelées de fruits et cœurs fondants à la vanille.

Ils poursuivirent leur romance, remerciant le ciel d’avoir facilité leur rencontre.

mercredi 25 mars 2026

Ciboulette et Les Marchés de Provence

 


Croisant Ciboulette dans les coulisses du grand théâtre de Rennes, Vincent chanta l’air du muguet pour la charmer.

Les deux artistes échangèrent des répliques musicales puis Vincent entonna Les Marchés de Provence de Gilbert Bécaud, embaumant les planches théâtrales des parfums de la garrigue :

«  Voici pour cent francs du thym de la garrigue

Un peu de safran et un kilo de figues

Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches

Ou bien d’abricots ?

Voici l’estragon et la belle échalote

Le joli poisson de la Marie-Charlotte

Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande

Ou bien quelques œillets ?

Et par-dessus tout ça on vous donne en étrenne

L’accent qui se promène et qui n’en finit pas ».

Enivrés par l’évocation de la Provence aux mille parfums, Vincent et Ciboulette dînèrent au Gange, célèbre restaurant rennais renommé pour son poulet tandoori, ses nans et ses sorbets.

Ciboulette offrit un extrait de l’opérette en remerciement de l’excellence du service et Vincent enchanta la salle en reprenant avec ferveur la belle chanson de Gilbert Bécaud.

mardi 24 mars 2026

L'abat-jour du Bonheur

 



«  Baisse un peu l’abat-jour

Viens près de moi t’asseoir

Baisse un peu l’abat-jour

Il fait si beau ce soir ».

La voix de Vincent, tendre et incitative aux jeux de l’amour, mourut dans un dernier souffle tandis que s’effeuillaient les catleyas de Swann , prémices des douces étreintes.

«  L’ombre s’emplit de rêves merveilleux

Et je peux voir même en fermant les yeux

La douce image

De ton visage

Comme un mirage

Mystérieux ».

L’abat-jour plongea les amants dans  un rêve merveilleux où des fleurs à visage féminin diffusèrent des parfums voluptueux.