Arborant un drapeau de soie brodé de perles, une délégation de sirènes fit irruption dans un détroit pris en otage par des guerriers sans foi ni loi, peu respectueux de la flore et de la faune.
Surgissant parmi les pétroliers, les bateaux moustiques, les porte-avions et les frégates, les reines océanes menacèrent d’envoûtements ceux qui les détruiraient pour le plaisir de régner en maître.
« Notre chant déroutera les navires et nous surgirons des flots, le corps couvert d’huile d’ Argan aux vertus ancestrales.
Escortées par les lamantins et les dragons, espèces siréniennes menacées, nous userons de tous nos charmes pour que cesse l’ivresse barbare des combattants nuisibles à l’équilibre du monde ».
Ainsi parla Perle d’Azur, représentante du peuple de la mer puis elle disparut dans un jaillissement d’écume au son du chant des volutes musicales de l’harmonie des mondes.

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