dimanche 27 avril 2025

Vincent coeur d'écume

 




«  Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui

Nous ferons le tour du monde

Avec mon trois-mâts joli

Oui, oui, oui, oui, oui, oui

Nous n’aurons plus pour amis

Que la brise vagabonde

Et le soleil de midi

Oui, oui, oui, oui, oui, oui

Va, mon bateau, va

Pour elle et moi vogue là-bas ».

Au rythme de la chanson d’amour qui représenta la France jadis au concours de l’eurovision, Vincent Niclo voguait dans la coquille de Vénus peinte par Sandro Botticelli.

Croisant sur sa route marine dauphins, sirènes et génies des eaux, Vincent sélectionna les plus belles voix féminines pour l’accompagner.

Bientôt rejoint en barque par Chimène Badi, Hélène Ségara et Louane, il forma un groupe où la mélodie de la mer devenait amour.

Des bateaux en bouteille accompagnés de la chanson florale furent confiés aux flots qui les déposèrent sur toutes les plages du monde, portant la parole d’amour fou à l’univers en folie.

«  Mon bateau est tout petit

Il dort dans une bouteille

Et moi je rêve avec lui

Oui, oui, oui, oui, oui, oui

Quand vient la nuit nous partons

Découvrir mille merveilles

Dont je ne sais pas le nom

Non, non, non, non, non, non

Va, mon bateau,  va

Danse ton mât, berce mon rêve ».

Sur ces mots, Vincent s’éveilla et il trouva sur sa courtepointe un bateau bleu en bouteille en rappel de son rêve.

samedi 26 avril 2025

L'âme du Docteur Jivago

 



Une balalaïka est tombée du ciel, atterrissant dans le carré de dahlias chéris par Vincent Niclo et le charme a immédiatement opéré :

«  Plaine, ma plaine

Plaine, ô mon immense plaine

Où traîne encore le cri des loups

Sur la grande steppe de chez nous ».

Les chœurs de l’ Armée Rouge accompagnent Vincent tandis que son chant s’élève vers les cieux pour implorer la paix.

« Plaine, ma plaine

Entends-tu ces voix lointaines

Les cavaliers qui vers leurs champs reviennent

Sous le ciel chevauchant et dansant ».

Les cosaques du Don Paisible sont arrivés au galop. Ils jettent des fleurs en poussant des Hurrah.

Des jeunes filles costumées comme Maroussia dansent en chantant.

Au milieu de cette ronde aux couleurs vives, Vincent laisse cascader les notes de sa voix qui s’égrènent à la manière de perles irisées, symboles de bonheur, de paix et d’amour.

vendredi 25 avril 2025

Trois lys d'argent

 

 


Trois lys d’argent se sont échappés d’un blason pour rappeler à Johnny ses devoirs face à ses fans au bord du désespoir.

«  Ne craignez rien , mes amis, je suis toujours là et je viendrai vous soutenir pour affronter la dureté du monde en proie à une folie destructrice ».

Les lys se sont multipliés sur les bords de la rivière sans retour.

Vêtu d’un noir de jais, Johnny a entonné un couplet de Noir c’est noir :

«  Noir c’est noir

Il me reste l’espoir

Noir c’est noir

Il me reste l’espoir

Noir c’est noir

Il me reste l’espoir ».

Les lys d’argent reprirent les paroles simples et nettes de la chanson pour que l’espoir surgisse de la nuit profonde enveloppant le monde d’un voile ténébreux.

La fée du lys d’argent rendit à Johnny jeunesse et beauté pour inonder la terre d’un soleil éternel.

Face à ce prodige, les fans envoyèrent des cœurs d’amour à leur idole.

Un jet de fleurs cristallisées magnifia l’échange au son de l’ Ave Maria célébré par le ténor Luciano Pavarotti :

«  Ave Maria ! Vierge pure !

Les démons de la terre et de l’air

Sont chassés de la grâce de tes yeux

Ils ne peuvent ici habiter avec nous ».

Les trois lys d’argent firent appel à un carrosse d’or et à des licornes ; c’est dans ce bel attelage féerique que Johnny reprit le chemin des cieux tandis que les trois lys rejoignaient le blason du Grand Maître de l’Ordre des Saints Hospitaliers de Jérusalem encore célébré dans l’île de Malte !