« Nous les paumés
Nous ne sommes pas aimés
Des bons bourgeois
Qui nagent dans la joie
Il faut avoir
Pour être à leur goût
Un beau faux col
Et un chapeau mou
Ça n’fait pas chic une casquette
Ça donne le genre malhonnête
Et c’est pourquoi
Quand un bourgeois nous voit
Il dit en nous montrant du doigt
C’est un mauvais garçon
Il a des façons
Pas très catholiques
On a peur de lui
Quand on le rencontre la nuit
C’est un méchant p’tit gars
Qui fait du dégât
Sitôt qu’il s’explique
Ça joue du poing
D’la tête et du chausson
Un mauvais garçon ».
Si Johnny avait vécu à la Belle Epoque, au temps de Casque d’or, voilà la chanson qu’il aurait choisie et j’imagine des duos fantastiques avec Eddy Mitchell amateur de chansons anciennes telles Mon Paternel qu’il avait chantée avec brio.
Mais le vent du rock and roll ayant tout emporté sur son passage dans l’univers musical français il a chanté Noir c’est noir et Le Pénitencier , renouant ainsi avec la tradition.
Comme il nous manque aujourd’hui ! Il saurait réconcilier les farouches combattants de l’ombre qui se comportent comme les mauvais garçons de Henry Garat :
« Mais y a pas mieux
Pour donner l’grand frisson
Qu’un mauvais garçon ».
Les femmes, sublimes médiatrices, réconcilieraient les deux mondes en rejoignant Johnny et son inclination vers les forces de l’amour.

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