Comme l’eau vive d’un torrent charriant des fleurs en forme d’edelweiss, une chanson chère aux habitants de Haute Provence frappa Vincent au cœur :
« Ma petite est comme l’eau, elle est comme l’eau vive
Elle court comme un ruisseau que des enfants poursuivent
Courez, courez, vite si vous le pouvez
Jamais, jamais, vous ne la rattraperez » !
Une naïade sortit de l’eau à point nommé et se lova dans les bras de Vincent ; lui offrant ainsi sa plus belle parure, ses longs cheveux parsemés de fleurs.
Prince des rivières, Vincent poursuivit sa route et lorsque le soir tomba, demeuré seul, il chanta :
« Pleurez, pleurez, si je demeure esseulé
Le ruisselet ; au large s’en est allé » !

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