mardi 10 février 2026

Gwendoline aux doigts de fée

 

 

 


Paimpont s’enrichit d’une nouvelle résidente qui acheta un manoir en granit rose. Elle fit restaurer le logis qui retrouva son lustre d’antan.

De plus, elle dépoussiéra une boutique de mode à l’abandon et lui donna une enseigne pimpante Aux doigts de Fée.

La machine à coudre à pédales ancienne fonctionna de nouveau ; Gwendoline put bientôt installer dans la vitrine une magnifique robe que l’on se disputa. Gwendoline précisa qu’elle n’était pas à vendre mais qu’elle recevait les commandes en assurant que chaque personne aurait un modèle exclusif en fonction de sa morphologie et de ses goûts.

La machine bruissait pour assembler les tissus qui se transformaient en robes d’exception. Un ruban par ci, une rose de soie par-là, une Lavallière ou des créations auxquelles Gwendoline cousait parfois des perles, des strass ou des fleurs en velours et en taffetas enrichissaient les toilettes de bal ou de sortie élégante.

Bianca poussa la porte des Doigts de Fée et déposa un présent sur le comptoir, une coiffe en forme de rose et une parure en lapis lazuli.

Gwendoline l’invita à prendre le thé dans son manoir vers cinq heures, concession aux coutumes britanniques dont les origines celtes étaient indéniables.

Elle promit à Bianca une robe qui mettrait en valeur ses qualités intrinsèques dont elle se faisait une idée précise au vu de ses présents et de sa boutique pleine de charme.

Elle se remit à la machine à coudre avec ardeur et offrit à sa future invitée un réticule de bal en dentelle de Caudry contenant sa carte et le rappel chiffré, date et heure de leur rencontre amicale en son manoir.

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