Un soir de nostalgie, Vincent ouvrit une malle dans son grenier et y trouva les albums qui l’avaient enchanté, enfant.
« Ah ! je ris de me voir
Si belle en ce miroir
Est-ce toi, Marguerite
Est-ce toi ?
Réponds-moi, réponds-moi vite » !
Souriant à l’ évocation de Bianca Castafiore dans l’air célèbre des bijoux, Vincent se retrouva à l’opéra, dans un balcon fréquenté jadis par les mondains pour bénéficier d’un visuel parfait et savourer tous les moments du Faust de Charles Gounod.
Vincent fredonna les paroles d’un chœur qu’il aimait particulièrement, rêvant qu’une âme pure s’incarne en une jeune beauté qu’il aimerait passionnément
« Ainsi que la brise légère
Soulève en épais tourbillons
La poussière
Des sillons
Que la valse vous entraîne
Faites retentir la plaine
De l’éclat de vos chansons » !
Le miracle se produisit et une diva se lova dans les bras de Vincent, réincarnation d’un Faust éternel.

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