Dahlia prit un chemin qui menait à un bosquet, espérant apercevoir des écureuils, des mésanges et des roitelets.
C’est un loup qui se présenta à elle près d’un chêne. Il fit demi-tour, laissant derrière lui une odeur fauve.
Dahlia s’assit sur un tronc d’arbre près d’une fontaine et dessina le loup de mémoire sur le carnet d’esquisses qui ne la quittait jamais.
Elle pensa en faire la pièce centrale d’un tableau crépusculaire éclairé par la lumière opale de la lune.
Après avoir ramassé quelques baies et des champignons, elle s’empressa de rentrer chez elle.
Elle avait hâte de peindre la scène qui lui était apparue avec netteté, inspirée par ce loup de rencontre, porteur d’espoir.
Après avoir préparé une tourte aux champignons et un cake aux fruits des bois, Dahlia entreprit la peinture de son tableau.
Les heures créatives passèrent si vite qu’elle ne prit pas le temps de manger et s’endormit en rêvant qu’une ronde de petites fées se formait dans l’angle gauche de la toile.
Après un rapide petit déjeuner, elle se remit au travail, incorporant l’élément féerique dont elle avait rêvé.
Lorsque la toile fut terminée, le loup fit entendre son cri douloureux et fier.
Heureuse de cette approbation, Dahlia accrocha le tableau dans la pièce principale de sa demeure, espérant qu’une personne prendrait plaisir à la contempler.
Elle reprit ses activités quotidiennes nimbées de l’espérance du lendemain.

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