En écrivant son dernier commentaire et en mettant la note appropriée à la pile de copies du Baccalauréat, Liseron eut l’impression qu’elle en avait terminé avec ce métier de professeur mangeur d’énergie et de temps.
En se promenant dans la forêt durant ses congés, Liseron avait ressenti un appel profond, intime et magique.
Un cerf blanc s’était approché d’elle pour la couronner d’un entrelacs de houx, d’églantines et de roses d’or.
Près de la fontaine de Barenton, un chevalier lui avait rendu hommage en lui offrant un bliaut brodé et une houppelande longue garnie de perles et de fourrure pour lui épargner la morsure glaciale de l’hiver.
Liseron rougit de plaisir et elle baisa la main de son généreux donateur en gage de fidélité.
Elle se promit d’écrire un roman de chevalerie où cet homme courtois aurait une place de premier plan.
Heureuse de sa décision, elle rentra chez elle, fit mijoter une soupe avec des racines et des fruits de la forêt puis elle commença un roman courtois sous le titre de La Fiancée de la Forêt.

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