Alors qu’il interprétait Requiem pour un Fou sur scène, captivant son auditoire, Johnny vit apparaître dans un halo de lune un loup gigantesque qui lança un cri glaçant.
Johnny fut le seul à l’entendre mais ce hurlement profond imprima en son âme la douleur ressentie par la victime.
« Je n’étais qu’un fou
Mais par amour
Elle a fait de moi
Un fou, un fou d’amour
Mon ciel, c’était
Ses yeux, sa bouche
Ma vie, c’était
Son corps, son cœur
Je l’aimais tant
Que pour la garder
Je l’ai tuée ».
Galvanisé par la présence du loup, Johnny chanta avec tant de ferveur que la jeune femme assassinée naquit de ses cendres et fit resplendir sa beauté.
Johnny, ruisselant, l’accueillit à genoux, au bord de la rupture.
Orphée des temps nouveaux, il ramena Eurydice des enfers et la rendit à l’amant qui chassa définitivement les démons de la passion destructrice.
« Je l’aimais tant
Mais le loup des neiges éternelles me l’a rendue » improvisa Johnny, suscitant l’amour de ses fans.

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